Piller Carrard Valérie · Nationalrat · 2014-06-17
Piller Carrard Valérie · Nationalrat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2014-06-17
Wortprotokoll
La réintroduction du castor en Suisse est un véritable succès. Lors du dernier recensement en 2008, il a été dénombré plus de 1600 individus. Aujourd'hui, plus de 40 pour cent des territoires du castor se trouvent le long de petits cours d'eau, localisés pour la plupart en zone agricole, où un nombre croissant de conflits avec l'homme a été observé ces dernières années. En effet, le mode de vie de cette espèce - ainsi que la construction de barrages et de terriers - engendre parfois des problèmes. Les barrages construits par le castor peuvent causer l'obstruction des drainages et l'inondation des terres agricoles adjacentes. Les terriers qu'il creuse dans les talus des berges sont pour la plupart situés directement sous des routes, lesquelles risquent de s'effondrer.
Les dégâts causés par le castor aux cultures sont dédommagés par la Confédération et par les cantons à condition que des mesures de prévention raisonnables aient été prises. En revanche, les dégâts causés aux infrastructures - digue ou route - sont à la charge du propriétaire de l'infrastructure en question ou du responsable de l'entretien du cours d'eau. La Confédération n'indemnise pas non plus les mesures de prévention.
Le castor et son habitat sont protégés, mais l'acceptation du castor doit être favorisée notamment par des mesures de prévention des dommages et par l'indemnisation des dommages aux infrastructures. Le capital de sympathie dont jouit le castor sera grandement facilité si la Confédération et les cantons participent aux frais engendrés par les mesures de protection, en particulier celles qui concernent les infrastructures, ainsi qu'à l'indemnisation des dommages causés par le castor aux infrastructures. C'est pourquoi je demande que la loi sur la chasse et la protection des mammifères soit modifiée dans ce sens.
Il est clair que, pour désamorcer voire éliminer de nombreux conflits entre l'homme et le castor, l'indemnisation des infrastructures seule ne suffira pas. Il faut que chacun y mette un peu de bonne volonté. Par conséquent, il faut absolument mettre en oeuvre les programmes cantonaux de revitalisation des cours d'eau en accordant à ces derniers plus d'espace. La revitalisation reste la meilleure solution pour régler les problèmes de conflits de façon durable.
Je vous prie de bien vouloir soutenir ma proposition.