Simoneschi Chiara · Nationalrat · 2001-11-28
Simoneschi Chiara · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2001-11-28
Wortprotokoll
Nous nous trouvons devant un défi majeur. Les technologies de l'information et de la communication sont une révolution qui traverse la société et l'économie, révolution qui a changé, change et changera encore beaucoup de choses dans le monde de la production, mais aussi dans la vie quotidienne des citoyens. Il est important que les jeunes générations puissent accéder le plus vite possible et sans inégalité de chances à ces nouvelles technologies. Pour nous, c'est une vraie priorité. C'est pour cette raison que j'interviens au nom de la grande majorité du groupe démocrate-chrétien qui soutient ce message et est contre le renvoi.
J'ai été frappée par la modernité de ce projet. Quand la tâche est existentielle pour beaucoup de domaines, l'économie, mais aussi la participation démocratique, il est impératif de s'asseoir ensemble à une table - Confédération, cantons, communes, organisations et entreprises privées - pour créer des synergies et être efficaces. L'engagement de la Confédération est d'ailleurs très conséquent avec le document du 18 février 1998, intitulé "Stratégie du Conseil fédéral pour une société de l'information en Suisse". Dans ce document sont très bien décrits les défis de la société de l'information et les mesures que l'on doit prendre pour vaincre ce défi. L'égalité des chances dans l'accessibilité aux nouvelles technologies et le droit d'être formé ouvert à tout le monde sont les deux premiers principes inscrits dans cette stratégie du Conseil fédéral. Dans le chapitre consacré aux mesures, la première est intitulée: "Campagne de formation tous azimuts". Il est clair qu'on commence par les jeunes en formation, après, on devra continuer aussi avec des campagnes de formation pour les adultes, afin que toute la population puisse jouir du droit de participation active dans la société du savoir, sans risquer d'exclure des catégories entières, les plus faibles normalement. Le Conseil fédéral, dans ce document, est conscient de ce danger et s'exprime clairement sur ce thème en disant que l'on doit tout entreprendre pour éviter le fossé numérique. Le reproche qu'il n'y a pas de concept - ou "Konzept", comme disent nos amis suisses alémaniques - à la base de ce message n'est pour nous pas pertinent.
Dans le message, on décrit très bien qui fait quoi. La Confédération ne se préoccupe que d'une tâche qui consiste dans la formation des formateurs, qui est une priorité dans la priorité. Si vous lisez bien la stratégie du Conseil fédéral, au chapitre 3, intitulé "Mesures", la première mesure parle de la campagne de formation tous azimuts; là vous verrez que la priorité, c'est la formation des formateurs. Donc, la Confédération est très conséquente avec ce document.
Il est vrai que l'enseignement obligatoire est de la responsabilité des cantons et que la formation des formateurs est aussi, dans ce secteur, une tâche des cantons. Mais la Confédération a aussi des devoirs, par exemple, dans le secteur de la formation professionnelle. Donc, on peut saluer le fait de collaborer ensemble pour former les formateurs soit à l'école obligatoire, soit à l'école post-obligatoire. Pourquoi alors ne pas saluer cette étroite collaboration entre les trois institutions, Confédération, cantons et communes, en partenariat avec les entreprises privées, pour une cause tellement importante et urgente? Je pense que l'on doit être content d'avoir trouvé cette solution. Je pense que, dans le futur, on devra toujours plus trouver de solutions de collaboration entre la Confédération, les cantons, les communes et les entreprises privées.
Il y a une deuxième remarque: beaucoup d'écoles, beaucoup de cantons se sont déjà préparés, ils sont déjà [PAGE 1570] avancés dans leur démarche. Par exemple, dans le canton périphérique d'où je viens, qui est parfois véritablement coupé du reste du pays - on l'a vu lors de la tragédie du Gothard -, on est très fiers d'être déjà dans les projets-pilotes. Pour les régions périphériques, l'introduction et la maîtrise des nouvelles technologies de la formation et de la communication deviennent encore plus urgentes. On peut surmonter les distances, travailler et participer à la société, même si on est très loin.
Nous rejetons donc la proposition de renvoi. Nous voulons entrer en matière et voter ce message. Les considérations de la Commission des finances sont vraiment très juridiques. Alors là, je dois dire que je ne suis pas du tout d'accord, parce qu'on oublie qu'il y a le document du Conseil fédéral "Stratégie pour une société de l'information en Suisse", et si ce dernier ne peut pas faire des propositions supplémentaires au plan financier, je me pose des questions. Si tout est déjà préordonné et programmé, on ne peut pas être créatif.