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Couchepin Pascal · Bundesrat · 2001-12-03

Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2001-12-03

Wortprotokoll

Je crois que la base d'une éventuelle discussion, voire d'un compromis éventuel - ce qui est relativement rare au niveau de la Confédération, je dois le dire avec un peu de regret, car certaines fois il serait plus simple de liquider les affaires par [PAGE 1629] transaction que d'aller jusqu'au bout d'une procédure -, est de connaître exactement les faits, et ces derniers sont, jusqu'à ce jour, relativement peu connus. Et tant que l'on ne connaît pas les faits, il serait faux de la part d'une des parties de prendre l'initiative de chercher une solution à l'amiable, parce que chercher une solution à l'amiable, c'est reconnaître une part de responsabilité. On ne propose pas de solution à l'amiable si on ne reconnaît pas une part de responsabilité ou tout au moins un intérêt supérieur qui incite à trouver une solution transactionnelle. Pour l'instant, il n'y a donc pas de dialogue avec Intermill, sinon pour établir ensemble les faits de la manière la plus correcte et en évitant de porter un dommage supplémentaire à cette entreprise qui a déjà subi objectivement de graves dommages du fait de la publicité.

En ce qui concerne la publicité, je crois que chaque fois qu'un incident comme celui-là survient, on a le choix entre deux solutions classiques: une solution, c'est de cacher l'événement, parce qu'il a une portée tout à fait relative, en espérant que la chose se passe en silence. Si vous faites cela et qu'un journaliste, remplissant son devoir - je ne lui fais pas de reproche -, découvre qu'on a caché un événement, même mineur, ça prend des proportions dramatiques et vous avez une catastrophe. Nous avons choisi l'autre branche de l'alternative, c'est même moi qui ai dit qu'il fallait le faire: c'est l'information complète sur un ton qui préserve, autant que faire se peut, la réputation et la crédibilité commerciale de l'entreprise qui, peut-être, l'enquête le dira, n'a pas de responsabilité personnelle, mais nous verrons cela plus tard. Nous voulons une information complète, honnête et sans exagération et, quel que soit le risque pour la Confédération, pour le département ou pour moi-même, je continuerai cette pratique parce que je crois que l'autre branche de l'alternative est catastrophique.