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Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · 2001-12-04

Eggly Jacques-Simon · Nationalrat · Genf · Liberale Fraktion · 2001-12-04

Wortprotokoll

Cela fait déjà un certain temps que nous disons que nous devons redresser l'image de la Suisse, que nous devons, en somme, affirmer notre identité et soigner notre communication. Il y a plusieurs manières de le faire: nous avons Présence Suisse, nous avons Pro Helvetia; mais nous avons quelque chose que, peut-être, vous avez un peu oublié, ce sont les écoles suisses à l'étranger. Il y en a 17. Leur création s'est faite selon les circonstances et au fil des implantations des émigrations de Suisses à l'étranger et, d'une manière générale, vous le savez, les Suisses de l'étranger ont des droits reconnus, leur importance a été consacrée par la constitution. L'organisation des Suisses de l'étranger tient un congrès chaque année et, chaque année, il y a un conseiller fédéral, et parfois le président de la Confédération, qui vient nous apporter la bonne parole, et je suis sûr, Monsieur le Conseiller fédéral, que vous y êtes allé aussi.

Ces écoles suisses à l'étranger, non seulement peuvent être extrêmement utiles pour des Suisses qui sont à l'étranger, qui jouent le rôle que j'ai dit pour la Suisse, mais en plus, elles ont généralement une qualité et un attrait qui font que des enfants de dignitaires locaux, de notables locaux, parfois des futurs ministres, viennent également les fréquenter. Tout cela pour vous dire que ces écoles sont précieuses. Or, en réalité, ces écoles sont en danger. Elles sont en danger au point d'ailleurs que la Commission de politique extérieure a proposé, par une motion (01.3216), que dans le plan financier, en trois étapes, donc de façon échelonnée, on arrive à une subvention de la Confédération de l'ordre de 20,8 millions de francs. Mais, en réalité, je pense qu'elles sont dans une situation où même ce délai est dangereux et où il faut aller plus vite vers ce but qui a été reconnu comme nécessaire par la Commission de politique extérieure. [PAGE 1683]

En commission, M. Frey Claude, je crois, a insisté sur ce point et sur le rôle de ces écoles. Alors, les libéraux ont beau - M. Villiger, conseiller fédéral, nous a interpellés avec une certaine ironie gentille hier - être pour l'équilibre des finances, il s'agit, comme je l'ai dit hier, de voir quelles sont vraiment les priorités. Est-ce que nous voulons ces écoles suisses à l'étranger ou est-ce que nous ne les voulons pas?

Si nous les voulons, encore une fois il y a urgence.

C'est la raison pour laquelle je vous propose de monter, dès 2002, dans cette position du budget, la subvention à 20,8 millions de francs, qui est de toute façon le but que la Commission de politique extérieure propose d'atteindre. Si jamais vous deviez refuser ma proposition principale, je présente une proposition subsidiaire qui consiste à faire passer la troisième étape prévue à la deuxième étape, c'est-à-dire de monter dès 2002 la subvention à 18,5 millions de francs.

C'est moi qui défend la proposition, mais vous avez vu qu'elle est soutenue par un représentant de quasiment tous les groupes représentés ici, aussi bien une représentante du groupe de l'Union démocratique du centre qu'un représentant du groupe radical-démocratique, qu'un représentant du groupe démocrate-chrétien et qu'un représentant du groupe socialiste. Cela montre qu'il y a une conscience politique générale de la nécessité et de l'urgence.

C'est la raison pour laquelle j'ai espoir que vous ferez bon accueil à ma proposition principale - à notre proposition principale - ou au pire, à défaut, à la proposition subsidiaire.