Neirynck Jacques · Nationalrat · 2001-12-04
Neirynck Jacques · Nationalrat · Waadt · Christlichdemokratische Fraktion · 2001-12-04
Wortprotokoll
A ce plaidoyer, je n'ajouterai que trois remarques extrêmement brèves. La première, c'est que de toute façon nous avons voté, à une large majorité, la motion Plattner, et qu'on utilise une fois de plus la Commission des finances comme instance de recours contre les décisions du plénum. C'est une distorsion appliquée à la procédure parlementaire. Et c'est une façon de mépriser nos décisions que de revenir sur une décision qui a déjà été prise.
Seconde remarque: on n'augmente pas le budget des universités, on rattrape simplement les coupes sombres que l'on a effectuées depuis dix ans. Nous payons aujourd'hui, par tête d'étudiant, les deux tiers de ce que nous payions il y a dix ans.
Troisième remarque: l'Administration fédérale des finances ne donne pas 32 millions de francs supplémentaires, mais seulement 22. En effet, le budget des EPF a été diminué de 10 millions de francs simultanément par rapport au plan financier garantissant le contrat de prestations. Et qu'est-ce que c'est qu'un contrat de prestations dont une des parties peut se dérober à ses obligations financières?
Si des avions restent cloués sur un tarmac, cela se voit tout de suite, et on ouvre largement sa bourse en accordant 2 milliards de francs. Si des cerveaux sont en panne, cela ne se voit pas tout de suite, cela se verra dans vingt ans; mais alors, il sera trop tard. Si l'enseignement paraît vraiment trop coûteux à l'administration fédérale, alors elle pourrait peut-être essayer l'ignorance!