Recordon Luc · Ständerat · 2014-12-11
Recordon Luc · Ständerat · Waadt · Grüne Fraktion · 2014-12-11
Wortprotokoll
A vrai dire, je suis assez largement satisfait de la réponse qui m'a été donnée. En effet, lorsque a été déposée cette interpellation, qui a été signée par un très grand nombre de membres de notre chambre - ce qui est inhabituel mais qui semble justifié par la situation -, l'accélération assez soudaine de la crise causée par l'épidémie d'Ebola suscitait des inquiétudes. Il est heureux de constater que nos autorités ont réagi rapidement et dans l'ensemble énergiquement. Et ces louanges s'adressent aussi bien au Département fédéral de l'intérieur qu'au Département fédéral des affaires étrangères, tous deux impliqués comme l'explique bien le Conseil fédéral dans sa réponse.
Mais il y a tout de même un point sur lequel je me permets d'attirer votre attention, sans vouloir prolonger la discussion, point qui concerne d'ailleurs plutôt le DFAE que le DFI: c'est la question du chaînon manquant. Je pense en effet que nous disposons dans notre pays de très hautes compétences dans le domaine médical, dans la lutte contre Ebola; que nous sommes préparés, sur le plan intérieur tout comme lors d'un appui à un malade venu d'ailleurs pour être traité chez nous - le cas à Genève d'un médecin cubain soigné et guéri l'a fort bien illustré récemment. En revanche, il y a véritablement un problème en ce qui concerne les capacités de notre secteur d'aide humanitaire en matière médicale. Et je crois que cela a conduit à des incompréhensions et surtout à un manque de possibilités de distribuer, comme il le faudrait, nos compétences sur le terrain. Nous pourrions donner beaucoup plus d'appui, nous pourrions être plus efficaces dans les pays qui sont touchés par l'épidémie, soit en Afrique de l'Ouest. Cependant, notre aide humanitaire est ainsi conçue qu'elle est très axée sur la logistique et très peu sur les aspects médicaux. Et c'est dommage. Cela conduit à une déperdition, à une certaine démotivation des personnes intéressées et au découragement; cela nous empêche de fournir les prestations que nous pourrions apporter, aussi bien en matière de produits pharmaceutiques, au sens large, qu'en termes de personnel médical qui pourrait se rendre sur place. Je tenais juste à le souligner.