AB 171523
Rime Jean-François · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2015-06-03
Wortprotokoll
Je déclare tout d'abord mes liens d'intérêts: je suis membre du comité de l'initiative dite vache à lait; je suis président de l'Union suisse des arts et métiers (USAM), association qui considère qu'un bon fonctionnement des transports routier et ferroviaire est d'une importance primordiale pour notre économie.
Je regrette, bien sûr, la décision que nous avons prise il y a quelques heures, à une très faible majorité, de ne pas lier l'initiative dite vache à lait au débat que nous aurons sur le projet de financement et d'aménagement de l'infrastructure ferroviaire (FAIF).
Je répète ce que j'ai déjà eu l'occasion de dire à Madame la conseillère fédérale Leuthard, qui en est consciente: la seule façon de régler le problème des transports est de se fonder sur une complémentarité, une combinaison des différents modes de transport. On l'a vu ces dernières semaines avec les accidents qui ont touché le réseau ferroviaire entre Yverdon et Lausanne, entre Lausanne et Vevey et, à plusieurs reprises, entre Fribourg et Berne: aujourd'hui, nous devons soutenir une combinaison des différents modes de transport. Si, dans le domaine du transport des personnes, j'admets tout à fait que la priorité soit donnée aux transports publics, par contre, dans le domaine du transport des marchandises et, plus particulièrement à l'intérieur du pays, la priorité reste clairement à la route.
Pour résoudre le problème des bouchons sur les autoroutes, et surtout sur la route du Saint-Gothard, j'ai demandé il y a quelques mois que l'on autorise les camions à rouler une heure de plus la nuit, soit de 4 heures - au lieu de 5 heures - jusqu'à 22 heures. La réponse du Conseil fédéral, qui refuse ma proposition de façon déterminée, me prouve, si cela était encore nécessaire, que l'on ne veut pas chercher les vraies solutions, même celles qui ne coûtent rien et qui peuvent être mises en oeuvre immédiatement. On sait que tous les projets qui nous sont actuellement soumis prendront, en effet, de très, très nombreuses années pour être réalisés, et on sait en plus que leur financement est loin d'être assuré.
Notre collègue libéral-radical Monsieur Fluri nous a dit que les membres du comité d'initiative issus de son parti étaient prêts à des compromis. Je vous confirme ici officiellement, pour le Bulletin officiel, que je suis également, en tant que membre du comité d'initiative et président de l'USAM, prêt à trouver ces solutions de compromis. [PAGE 848]
Devant l'intransigeance du Conseil fédéral et d'une majorité de ce Parlement, je me réjouis d'ores et déjà de mener une campagne extrêmement active en faveur de cette initiative, sur laquelle la votation aura lieu en début d'année prochaine. Nous mènerons cette campagne de la même façon que nous menons actuellement celle combattant la révision de la loi sur la radio et la télévision.