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Feller Olivier · Nationalrat · 2015-06-11

Feller Olivier · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2015-06-11

Wortprotokoll

Les comptes 2014, comme l'ont déjà relevé plusieurs intervenants, présentent des résultats globalement satisfaisants. A l'instar de l'Allemagne, la Suisse fait partie des très rares Etats dans le monde à n'avoir pas subi de déficit en 2014, ou à ne présenter qu'un déficit marginal.

Les exigences du frein à l'endettement sont respectées. C'est un élément essentiel pour le groupe libéral-radical. Les exigences qui découlent du frein à l'endettement revêtent pour nous un caractère intangible. La dette a même pu être légèrement diminuée en 2014. Cependant elle est supérieure à 100 milliards de francs, ce qui reste considérable. Quant aux dépenses en 2014, celles-ci ont été maîtrisées.

Je relèverai que le montant total affecté au domaine du social dans les comptes 2014 s'élève à 21,4 milliards de francs, soit 35 pour cent de l'ensemble des dépenses de la Confédération, alors que le secteur trafic, c'est-à-dire les infrastructures de transport, représente 13 pour cent des dépenses, tandis que le domaine de la formation et de la recherche, qui est toujours considéré comme essentiel pour l'avenir de notre pays, génère quelque 10 pour cent de dépenses.

Contrairement à ce que certains cherchent parfois à faire croire, la Confédération ne pratique donc pas une politique néolibérale qui laisserait de côté la partie la plus fragile de la population. Non, bien au contraire, puisque la Confédération parvient à assurer la cohésion sociale du pays.

Plusieurs incertitudes pèsent malheureusement sur les finances de la Confédération, en lien notamment avec la conjoncture économique. Nous savons que nous traversons une période plutôt volatile sur le plan économique. Et il y a également des incertitudes liées au niveau très bas du taux d'intérêt. Dans l'hypothèse où ce taux devait augmenter, même légèrement, cela ferait exploser la charge d'intérêts dans les comptes et les budgets de la Confédération, ce qui changerait effectivement la donne sur le plan financier. Donc un des grands avantages, un des grands atouts aujourd'hui, c'est le niveau très bas du taux d'intérêt.

En conclusion, ces différents éléments chiffrés que je viens de mentionner nous amènent à penser qu'il y aura une priorité au cours de ces prochaines années, à savoir investir dans l'avenir et non dans la consommation immédiate et généralisée à tout va. L'investissement doit soutenir les conditions-cadres de l'économie, la formation, la recherche, les infrastructures de transport. Et il s'agit également d'avoir une politique fiscale attrayante en comparaison internationale. [PAGE 1041]