Buttet Yannick · Nationalrat · 2014-09-24
Buttet Yannick · Nationalrat · Wallis · Fraktion CVP-EVP · 2014-09-24
Wortprotokoll
Bâtir l'avenir de notre pays, c'est ainsi que nous pourrions résumer le percement d'un second tube au tunnel routier du Saint-Gothard, tube indispensable pour assurer un investissement intelligent dans le cadre de la réfection du tunnel routier existant.
En effet, un second tube permettrait d'améliorer la fonctionnalité, la sécurité, la compatibilité et la disponibilité de cet axe principal. Par ailleurs, la valeur ajoutée d'un tunnel à deux tubes routiers, permettant de conserver durablement une infrastructure de premier ordre pour l'avenir, sera bien supérieure à l'alternative de l'"autoroute" ferroviaire.
Nous nous battons au quotidien contre les ayatollahs du rail et les enragés de la route afin de leur faire comprendre que l'avenir de notre mobilité passe par une complémentarité entre ces deux modes de transport. En soutenant le percement d'un second tube au tunnel routier du Saint-Gothard, nous concrétisons cette politique des transports.
Enfin, j'ajoute un mot à l'attention de celles et ceux qui craignent le sacrifice de nombreux projets dans leur région, en raison de la nécessité de financer les travaux au tunnel routier du Saint-Gothard. S'il est vrai que le financement d'autres tronçons de route doit être assuré, afin de développer l'infrastructure et notamment de supprimer les goulets d'étranglement, le percement d'un second tube au tunnel routier du Saint-Gothard, même s'il permettra une fluidification du trafic, n'entre pas dans cette catégorie, puisqu'il s'agit d'un projet d'entretien et non de développement de la capacité. Par ailleurs, il nous incombe de soigner la solidarité entre les cantons et entre les régions, non seulement pour maintenir un climat positif, mais aussi pour assurer une répartition équitable des investissements en Suisse. Et n'oublions pas que le tunnel routier du Saint-Gothard a participé au succès de la Suisse de par son positionnement stratégique au coeur de l'Europe.
En conclusion, le groupe PDC/PEV suit la majorité de la commission et rejette toutes les propositions de minorité. Il veut ainsi non seulement faire vivre la solidarité confédérale, mais surtout maintenir à l'avenir une politique des transports à la hauteur de nos ambitions.