preparatory:AB 17331
Maury Pasquier Liliane · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2001-12-10
Wortprotokoll
Nous célébrons aujourd'hui le cinquante-troisième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme. La Déclaration universelle des droits de l'homme est un tournant dans l'histoire de l'humanité. Hélas, nous ne le savons que trop, ces droits ne sont pas respectés universellement, mais sans cette déclaration, l'idée même de droits de la personne humaine ne serait pas devenue le symbole de l'espoir pour des millions de personnes opprimées.
La Déclaration du 10 décembre 1948, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies au Palais de Chaillot à Paris, n'a pas de valeur contraignante mais elle a donné l'impulsion aux instruments internationaux qui ont suivi. Je pense à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, aux deux Pactes relatifs aux droits civils et politiques ainsi qu'aux droits économiques, sociaux et culturels, à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, à la Convention contre la torture et à celle relative aux droits de l'enfant.
La Suisse a apporté sa contribution au développement des droits humains. Nous avons l'honneur d'être le pays de la Croix-Rouge. Les conventions de Genève, complétées par les protocoles additionnels constituent le droit humanitaire international auxquels notre pays a pris une part déterminante.
Une récente contribution de notre pays a été la ratification du Statut de la Cour pénale internationale qui a juridiction plus générale pour juger les crimes de guerre.
Le Parlement, lui aussi, a joué son rôle. Je rappelle que le rapport sur la politique suisse en faveur des droits humains, qui définissait pour la première fois la politique du gouvernement en cette matière, est le résultat d'un postulat de la conseillère nationale Gabrielle Nanchen en 1978.
L'acceptation universelle de la notion de droits de la personne humaine a permis d'ouvrir une brèche importante dans la souveraineté des Etats. La communauté internationale a maintenant un droit et même un devoir d'ingérence dans les affaires intérieures des Etats. Aujourd'hui, il n'est plus possible de se réfugier derrière le principe de la non-intervention pour échapper aux procédures des Nations Unies. L'opinion publique mondiale est devenue un facteur essentiel.
Unissons nos efforts comme l'ont fait les hommes et les femmes de 1948 et efforçons-nous de tracer une orientation claire pour le progrès effectif des droits fondamentaux que la Déclaration considère comme "l'idéal à atteindre par tous les peuples et toutes les nations". Comme le disait Kofi Annan, dans une époque de globalisation, la justice aussi doit être globalisée. (Applaudissements)