Rossini Stéphane · Nationalrat · 2015-03-09
Rossini Stéphane · Nationalrat · Wallis · Sozialdemokratische Fraktion · 2015-03-09
Wortprotokoll
J'ai le plaisir de vous saluer bien cordialement et d'ouvrir cette deuxième semaine de session.
Dans sa grande vitalité, la démocratie suisse s'est exprimée ce week-end sur plusieurs objets fédéraux et cantonaux. Ainsi, le peuple était appelé hier à se prononcer sur deux initiatives populaires portant sur la politique fiscale. Nos concitoyennes et concitoyens ont décidé de maintenir le système actuel comme le leur proposaient le Conseil fédéral et la majorité du Parlement.
Hormis le verdict des urnes, il vaut la peine de mettre en évidence la portée de la participation des citoyens aux décisions politiques. En effet, le peuple a pu s'exprimer sur l'un des fondements des rapports entre l'individu et l'Etat, à savoir le financement de l'appareil étatique et des politiques publiques au moyen de l'impôt. Certes, notre régime fiscal n'est pas parfait et il ne le sera jamais. Toutefois, les contribuables seront davantage enclins à y adhérer s'ils sont amenés à se prononcer régulièrement sur son orientation, son équité ou sa structure. Lors des votations, le peuple fait donc bien plus que répondre à des questions spécifiques: par ses décisions, il renforce les bases sur lesquelles repose notre Etat.
Par ailleurs, les problématiques soumises hier à votation ne manqueront pas d'animer encore nos débats, car elles sont au coeur des préoccupations de la population et figurent déjà dans nos agendas politiques.
Enfin, comme Romand, je me réjouis que la population du canton de Nidwald se soit soucié de la cohésion nationale en refusant une initiative dont le but était l'abandon de l'enseignement du français à l'école primaire. Notre pays, avec ses quatre langues, doit se préoccuper de la compréhension mutuelle, c'est tout simplement essentiel. Ce choix politique renforcera donc de toute évidence notre capacité à vivre ensemble.