Lexipedia

Freysinger Oskar · Nationalrat · 2011-06-17

Freysinger Oskar · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2011-06-17

Wortprotokoll

Le rôle de la Confédération dans le domaine de la jeunesse est un rôle subsidiaire. C'est ce qui a déterminé la majorité de la commission à biffer les articles 18 à 21, car ces articles-là font très clairement de l'Etat fédéral un acteur de la politique de la jeunesse, un acteur qui prend des initiatives directement lui-même, qui ne joue donc plus un rôle subsidiaire. Il y a une bureaucratisation qui menace: l'Etat devient acteur, donc il va instaurer des instruments, c'est-à-dire des commissions, nommer des agents de l'Etat, etc., ce qui n'est pas du tout son rôle.

Cela fait 26 ans que je travaille avec des jeunes et je m'aperçois que les pédagogues, à part nous embêter dans notre quotidien quand on essaie de faire quelque chose avec les élèves, ne savent que nous pondre des réformes qui sont absolument inapplicables dans la réalité! Alors quand je lis que "la Confédération et les cantons ... s'informent mutuellement des activités et des développements dans ce domaine", j'espère que, si les services de l'Etat travaillent ensemble, ils s'informent évidemment mutuellement. C'est presque normal, je ne vois pas pourquoi on doit mettre cela dans une loi. "La Confédération encourage l'échange d'informations et d'expériences entre spécialistes de la politique de l'enfance et de la jeunesse": je peux déjà vous annoncer les colloques sans fin avec un blabla infini qui vont avoir lieu. "Elle diffuse des informations sur les types d'activités extrascolaires qui ont fait leurs preuves": plutôt que d'utiliser l'argent directement pour les jeunes, on va produire une montagne de brochures imprimées sur papier glacé. Alors, là aussi, vous qui avez déjà la boîte aux lettres pleine, vous allez vous réjouir! Ensuite, on institue des "organisations spécifiques", à savoir on crée des panels d'agents de l'Etat et, évidemment, on doit justifier leurs salaires. Pour terminer, à l'article 21, il est question de la formation des spécialistes alors que nous avons les HEP, les universités. Nous créons donc un doublon.

Pour toutes ces raisons, la majorité est d'avis qu'il vaut mieux biffer ces articles pour que l'argent aille directement aux jeunes, sur le terrain, et qu'on arrête de faire des grandes théories sur le soutien à la jeunesse, mais qu'on la soutienne directement.