preparatory:AB 178825
Maury Pasquier Liliane · Ständerat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2015-06-16
Wortprotokoll
La qualité d'accueil de la Suisse est mondialement reconnue. Que ce soit pour héberger des événements ponctuels, des sommets, des rencontres formelles ou informelles ou que ce soit pour accueillir à long terme des organisations internationales sur son sol, notre pays sait mettre à profit son expérience et son savoir-faire en la matière. Aujourd'hui, c'est une vision multidimensionnelle qui m'amène à soutenir les mesures proposées par le Conseil fédéral pour renforcer le rôle de la Suisse comme Etat hôte.
Avec mes lunettes locales, je vois que mon canton accueille une trentaine d'organisations internationales, parmi lesquelles de nombreuses institutions onusiennes, et que Genève est un centre mondial de décisions. Il lui arrive même d'accueillir à l'occasion la Commission de politique extérieure du Conseil des Etats. Le canton, comme la ville de Genève, accordent des montants financiers importants à notre rôle d'Etat hôte, notamment en soutenant des organisations spécifiques, telles que le Centre d'accueil pour la Genève internationale (CAGI), ou en participant au paiement du loyer des locaux des missions permanentes des pays les moins avancés. La contribution de la Confédération reste cependant déterminante dans la mise en oeuvre de cette politique et c'est la raison pour laquelle nous devons adopter l'arrêté fédéral qui nous est soumis.
Il faut dire que l'ensemble de la Suisse profite de la position de la Genève internationale, comme mon regard de parlementaire fédérale me permet de le rappeler. Cette position confère à notre pays une influence de choix sur la scène internationale, un réseau de contacts et d'informations précieux pour notre politique intérieure, ainsi que d'importants bénéfices économiques, grâce à la création de nombreux emplois, directs et indirects. Outre Genève, d'autres cantons abritent des organisations internationales et ces retombées économiques positives concernent toute la Suisse.
C'est par mes yeux de membre de la Commission de politique extérieure que j'observe le troisième axe du message qui vise à l'universalité des représentations des Etats, un but que je soutiens tout particulièrement. Ce projet prévoit, cela a été dit, des mesures permettant à tous les pays de disposer d'une représentation auprès des organisations internationales, ce qui n'est pas tout à fait le cas aujourd'hui puisqu'il manque vingt missions. En tant que petit pays, de surcroît fédéraliste, la Suisse a, je le crois, vocation à défendre l'expression de toutes les parties prenantes. Nous devons en l'occurrence promouvoir leur représentation à Genève, afin qu'elles puissent prendre part aux décisions, que ce soit dans le cadre de l'Organisation des Nations Unies et de ses agences ou des autres organisations internationales, telles que l'Organisation mondiale du commerce par exemple.
Vous l'aurez compris, je soutiens l'ensemble du projet, qui forme un tout cohérent, à même de renforcer le rôle et l'attrait de la Suisse comme Etat hôte, ce qui constitue une priorité politique dans le contexte de concurrence internationale que nous connaissons aujourd'hui, et qu'il convient de ne pas oublier dans le contexte particulier de l'étude de la mise en oeuvre de l'initiative populaire acceptée, de justesse, le 9 février 2014.
Je vous invite à entrer en matière sur le projet et à l'adopter, tel que le Conseil fédéral le propose et tel que le Conseil national l'a adopté.