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Burkhalter Didier · Bundesrat · 2015-05-06

Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2015-05-06

Wortprotokoll

Je ne crois pas qu'il y ait deux poids, deux mesures. Nous venons de discuter ensemble de la motion 13.4117 du groupe UDC, "Positions stratégiques concernant les relations entre la Suisse et l'Union européenne". Quelle est la position du Conseil fédéral? Vous souvenez-vous de cette position? On vient de la discuter. La position, je vous le dis si vous ne vous souvenez plus, est que nous soutenons la demande du groupe UDC qui ne contient en fait pas une, mais quatre demandes. Et le Conseil fédéral a soutenu les quatre points devant la commission.

Il y a vraisemblablement un peu de méfiance provenant de votre groupe. La méfiance dans votre intervention est d'ailleurs révélatrice, parce que vous croyez que nous ne vous soutenons pas. Nous soutenons ce que vous faites lorsque cela se situe dans la ligne du Conseil fédéral, que cela vienne d'un côté ou d'un autre, d'ailleurs - d'en haut, je ne dis pas -, mais pour le reste, il n'y a pas de différence. Nous sommes dans un pays dans lequel le gouvernement travaille pour tout le monde, pas pour un domaine ou un secteur. En l'occurrence, nous sommes d'accord avec vous sur la motion dont on a déjà parlé. Par contre, je ne suis pas d'accord avec votre position sur la motion du groupe socialiste. Et je sais bien qu'une partie d'entre vous se prononcera contre cette motion parce qu'elle provient du groupe socialiste. Mais ce n'est pas une bonne idée!

Très franchement, même en période électorale, c'est mieux de lire le texte. Vous l'avez lu et je le lis encore une fois: "Le Conseil fédéral est chargé de préserver la qualité de nos relations avec l'Union européenne". Même venant du groupe socialiste, le Conseil fédéral ne peut pas dire non! Et après, on nous dit: "Il doit proposer au Parlement les dispositions législatives nécessaires au maintien, au développement et à la consolidation de ces relations". Là, on aurait pu dire: "Certes, on ne sait pas encore exactement quelles choses, etc."

En définitive, on doit parler au peuple et si on dit non, cela veut dire que, d'une certaine façon, on n'envisage pas d'ouvrir une voie dans laquelle il y aura une solution avec des dispositions législatives ou un traité - ne soyons pas trop formalistes -, quelque chose qui sera soumis un jour au peuple. Le peuple dira oui ou non à la fin, c'est tout. Venant du groupe socialiste, je trouve cela tout à fait raisonnable, je vous en félicite et je vous encourage à continuer sur cette voie.

Aussi, j'encourage l'ensemble des membres du Parlement à s'écouter et à trouver, de temps en temps, une unité, nom d'une pipe! (Applaudissements partiels)