Lexipedia

Langenberger Christiane · Ständerat · 2001-11-28

Langenberger Christiane · Ständerat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2001-11-28

Wortprotokoll

Je comprends les arguments de Mme Beerli qui visent une politique et une vision de longue haleine. Mais je crois aussi que nous avons tellement reçu d'appels au secours de nos universités actuellement qui se plaignent de ne pas pouvoir engager des professeurs, d'avoir un afflux considérable d'étudiants, d'avoir, au niveau des cantons, des situations financières difficiles. Dans le canton de Vaud, dans celui de Genève et dans d'autres, toutes lancent un appel au secours en disant: "Les cantons ont diminué les subsides accordés aux universités de 10 pour cent." Ce sont les statistiques suisses qui le montrent. A côté de ça, nous manions ici la carotte et le bâton. Nous disons: "On donnera cette fois 32 millions de francs de plus, mais après c'est fini, on ne sait pas." C'est donc une politique de "up and down" dans laquelle nos chercheurs, nos universités ne peuvent pas vivre. Il y a trop d'insécurité.

Nous voyons à quel point tous les pays ont accordé plus d'importance à la recherche, ont accordé plus d'importance au soutien financier à leurs universités. Et nous, nous sommes là à nous dire: "Ah non, 32 millions de francs de plus cette année, oui, ça va. Mais l'année prochaine, on ne sait pas ce qu'on donnera en plus." Bien sûr que nous avons besoin d'une vision à long terme. Bien sûr que nous attendons avec impatience que le département se prononce et ait une vision claire sur ce qu'il veut faire mais, dans l'état actuel des choses, il y a urgence.

M. Schmid Carlo a parlé tout à l'heure de politique de l'informatique en se référant à la discussion que nous aurons la semaine prochaine. Mais nous savons, là aussi, que parmi les pays qui nous entourent, même la Hollande a investi un milliard et demi dans "Schulen ans Netz". Un milliard et demi! Et nous, maintenant, nous tergiversons sur 32 millions de francs! Je le regrette.

Il y a urgence. Nos universités sont dans une situation difficile, même si je comprends la politique visionnaire de Mme Beerli qui dit que nous perdons là un peu de matière stratégique pour ensuite faire pression sur la CDIP. Mais c'est maintenant qu'il faut agir, c'est maintenant que nos universités ont besoin de notre appui.