AB 190303
Sommaruga Carlo · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2015-09-24
Wortprotokoll
Le secteur des textiles a beaucoup fait parler de lui et tous les pays européens, y compris la Suisse, en sont de gros consommateurs, puisque nous avons de grands magasins qui en distribuent. Je me suis donc focalisé sur un secteur où il y a déjà une action volontaire, mise en place par les syndicats et par certains producteurs ou de grandes marques. Mais toute une série d'entreprises d'importation, voire certaines marques, refusent de s'y associer, ce qui crée une concurrence déloyale, puisque les entreprises qui veulent se montrer responsables engagent sur place des fonds pour des meilleures conditions de travail, alors que celles qui ne sont pas responsables peuvent vendre ici des habits moins chers.
Dans ces conditions, il m'a semblé important de rétablir une situation de concurrence correcte entre les entreprises, et d'introduire d'abord des limites dans un secteur où il existe déjà une dynamique. Il est clair qu'on peut tout à fait envisager de telles mesures demain dans le secteur de la chaussure, ou dans d'autres productions industrielles - on ne parle pas ici de matières premières ou autres, c'est vraiment de production industrielle dont il s'agit.
Et pour qu'il n'y ait pas de malentendu qui pourrait surgir d'une mauvaise traduction de mon texte en allemand, il ne s'agit pas du tout d'appliquer cela à l'ensemble des pays du monde, mais uniquement aux pays qui n'ont pas de système de sécurité au travail comparable à la Suisse au niveau de la protection sociale, et spécialement au niveau de la sécurité au travail; ce qui exclut naturellement tous les pays européens, d'Amérique du Nord, la Nouvelle-Zélande, etc.