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Golay Roger · Nationalrat · 2015-12-02

Golay Roger · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2015-12-02

Wortprotokoll

Le groupe UDC tient à ce que l'armée reste forte et qu'elle soit adaptée aux menaces actuelles et prévisibles. Le projet Développement de l'armée (DEVA) doit opérer les améliorations et les évolutions nécessaires pour garantir une sécurité crédible et efficace. Nous tenons à rappeler que notre armée de milice, confirmée par un vote populaire en 2013, est, dans sa conception, indissociable de l'obligation de servir. En conséquence, elle doit pouvoir remplir sa mission constitutionnelle avec les effectifs et les moyens nécessaires en tout temps et face à toute menace.

Le projet DEVA prévoit de nombreuses avancées, notamment au niveau de la mobilisation des unités de l'armée et de l'équipement complet et moderne de la troupe. Il prévoit également de revenir à deux écoles de recrues par année et de renforcer la formation des cadres et des soldats, pour citer quelques éléments importants. En somme, le projet DEVA vise à corriger les lacunes inhérentes à la réforme Armée XXI, qui fut un projet ambitieux en personnel, et donc en moyens, mais qui n'a jamais eu ces derniers.

Le groupe UDC estime que le projet DEVA comporte aussi quelques insuffisances et met en danger la sécurité de notre pays. Pour cette raison, nous voulons une armée disposant d'un effectif réglementaire de 120 000 militaires astreints et d'un effectif réel de 168 000 militaires au maximum. De plus, nous demandons des budgets en relation avec la dimension de l'effectif proposé, soit 21,6 milliards de francs pour les années 2017 à 2020.

Depuis que le projet a été élaboré, la situation géopolitique en Europe et sur d'autres continents s'est fortement dégradée. Les attentats terroristes commis sur le sol européen doivent nous faire prendre conscience que notre pays doit se protéger d'une manière beaucoup plus importante.

Il est également indispensable de maintenir, comme le veut notre conseil, un minimum de six cours de répétition de trois semaines. Il s'agit du strict minimum envisageable pour un entraînement sérieux des soldats en formation.

Le groupe UDC soutiendra la proposition défendue par la minorité II (Müller Walter) de sorte à adapter la structure de conduite de l'armée proposée, qui est trop lourde. Le trop grand nombre d'échelons de commandement et d'états-majors entraîneront des efforts de coordination inutiles. A notre sens, le chef de l'armée devrait conduire les engagements et non les confier à une gigantesque structure communément appelée opération qui constituerait de fait une armée dans l'armée. C'est pour cela qu'il est primordial, comme le vise la proposition de la minorité II, d'établir un organigramme dans lequel le commandement des forces terrestres et aériennes se trouve directement sous le commandement du chef de l'armée.

Actuellement, de nombreux pays européens renforcent leur armée pour affronter les défis de demain. La Suisse se doit également de prendre les dispositions indispensables à sa sécurité et non pas de l'affaiblir en réduisant de manière excessive ses capacités de défense, alors que le monde devient de plus en plus incertain.

Nous vous invitons à accepter le projet de développement de l'armée en suivant les propositions de minorité cosignées par les représentants du groupe UDC ainsi que la proposition de la minorité II, et à rejeter toutes les autres propositions de minorité.