Spielmann Jean · Nationalrat · 2002-03-14
Spielmann Jean · Nationalrat · Genf · Fraktionslos · 2002-03-14
Wortprotokoll
Bien sûr, je maintiens mon initiative parlementaire. La proposition qui est formulée dans ce texte n'a rien d'extraordinaire, c'est une loi qui est en application déjà aujourd'hui en Autriche.
On lit, dans les considérations de la commission, qu'elle refuse, sans opposition, de donner suite à cette initiative parce qu'elle poserait problème, non pas du fait de la suppression de bureaux de poste, mais de l'obligation d'en ouvrir de nouveaux: c'est, bien sûr, l'objectif de mon initiative parlementaire. Je souhaite véritablement qu'on change de cap.
Aujourd'hui encore, la fermeture de multiples bureaux de poste est à l'ordre du jour dans ce pays. Or, la loi était claire. Quand nous l'avons votée, on a dit que la Poste devait assurer un service universel suffisant pour la fourniture de prestations relevant des services postaux et du trafic des paiements. Aujourd'hui, la loi n'est pas respectée par la direction de la Poste, qui a décidé de fermer toute une série de bureaux de poste. Il y a, bien sûr, des résistances dans la population face à ces fermetures; il y a des propositions qui sont faites pour tenter d'y remédier.
Je constate simplement que, sans opposition, les membres de la commission ne sont pas d'accord de prendre une position concrète permettant d'aller dans le sens opposé à celui voulu par les "golden boys" de la Poste, c'est-à-dire la fermeture de bureaux de poste, les restructurations, la réduction des prestations en faveur à la population. Et on continue dans ce sens-là. Je regrette que le Conseil national ne donne pas un signe clair pour que la Poste respecte les lois et les décisions qui sont prises, et trouve des solutions à l'image de ce qui s'est fait dans d'autres pays - en Autriche notamment - pour non seulement ne pas réduire, mais encore développer et maintenir le service universel. Il en va aussi de la qualité des conditions-cadres de l'économie de notre pays et des conditions sociales.
Je pense que nous n'avons pas d'autre possibilité aujourd'hui que de nous battre sur le terrain contre ces fermetures. C'est ce à quoi nous nous attellerons dans tous les endroits du pays, puisque notre Conseil ne veut pas donner un signe clair dans cette direction.