Clottu Raymond · Nationalrat · 2016-06-07
Clottu Raymond · Nationalrat · Neuenburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2016-06-07
Wortprotokoll
Pourquoi recommandons-nous de rejeter cette motion? Tout d'abord, tout comme le Conseil fédéral, nous partageons l'avis selon lequel il est nécessaire d'augmenter le nombre de places de formation dans le domaine ambulatoire, afin de garantir un effectif suffisant de personnel soignant bien qualifié, disposant notamment d'une expérience de terrain. Le besoin de telles places dans le domaine ambulatoire des professions de la santé non universitaires s'accroîtra rapidement dans les prochaines années.
Certes, des possibilités de formation doivent donc être développées, mais elles ne doivent en aucun cas être financées par l'argent des primes de l'assurance obligatoire des soins. Le financement doit se faire par les établissements concernés, à savoir les cabinets privés et extracliniques. Du reste, actuellement déjà, si nous prenons - si vous le voulez bien - l'exemple des cliniques privées, ces dernières accordent une très grande importance à la qualité de la formation de terrain dispensée dans le domaine de la santé et des soins. La promotion de la relève fait partie de leurs objectifs prioritaires.
Pour mémoire, l'assurance obligatoire des soins est une assurance sociale, qui prend en charge les coûts des prestations qui servent à diagnostiquer ou à traiter une maladie et ses séquelles, et non à la formation des professions de la santé. Pour faire simple, les primes des assurés servent à financer les risques de maladie et à assumer les coûts des prestations nécessaires lors du traitement d'une maladie. Par conséquent, et comme le mentionne le Conseil fédéral, l'assurance-maladie, tout comme les autres assurances sociales, n'a fondamentalement pas pour tâche de financer des formations, mais d'assumer ou d'assurer les risques de maladie et leurs conséquences financières.
Comme vous pouvez très facilement le constater, cette modification générera des coûts supplémentaires à la charge de l'assurance obligatoire des soins. Or, actuellement, des mesures devraient plutôt être prises pour pouvoir les maîtriser.
C'est la raison pour laquelle je vous invite à rejeter la motion.