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Schmied Walter · Nationalrat · 2002-03-18

Schmied Walter · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2002-03-18

Wortprotokoll

Au sein de la société, on constate que deux mondes vivent côte à côte ou, plus précisément, il y a le monde des universitaires et, traditionnellement, le monde de la formation professionnelle ou, plus précisément, la filière de l'apprentissage. Force est de constater que, de plus en plus, ces deux mondes se regardent en chiens de faïence, ce qui est profondément regrettable.

Le but de ma motion est clair: il s'agit de favoriser et d'améliorer la bonne entente entre ces deux couches sociales de notre civilisation en favorisant les stages pratiques des universitaires, sachant que ces stages pratiques apportent beaucoup d'enseignements. C'est en quelque sorte une école de la vie ou une université de la conception de la vie et un enrichissement, qui accompagnent l'universitaire durant toute sa vie.

Dans sa prise de position, le Conseil fédéral reconnaît d'ailleurs le bien-fondé de ma requête et je me plais à relever ce passage: "Le Conseil fédéral pense lui aussi que les stages permettent aux étudiants et aux écoliers d'acquérir des connaissances et de faire des expériences qui leur seront précieuses. Il salue les initiatives des organisations privées et des établissements d'enseignement qui encouragent et soutiennent des stages de leur propre initiative." Je considère donc qu'il n'y a absolument aucune divergence de vues entre le Conseil fédéral et moi.

Et pourtant, le Conseil fédéral préconise le rejet de ma motion. Pour ce faire, il avance deux arguments.

D'abord, le Conseil fédéral relève qu'il n'est pas en mesure de mettre en oeuvre cette demande, car la loi sur l'aide aux universités ne prévoit pas une telle marge de manoeuvre. Il constate que les bases légales font défaut. Mais, Madame la Conseillère fédérale, c'est précisément ce que j'ai aussi constaté par moi-même. Je demande par conséquent que l'on réorganise le financement des universités, sous-entendu que l'on révise les bases légales afin de favoriser les universités qui reconnaissent les stages pratiques comme faisant partie intégrante de leur programme de formation. Sachant que vous partagez ma conviction sur le fond, Madame la Conseillère fédérale, j'accepte la transmission de ma motion comme postulat pour vous faciliter la recherche d'une solution de compromis.

Le deuxième argument sur lequel se base le Conseil fédéral pour préconiser le rejet de ma motion est celle de la durée des études universitaires qui, apparemment, est trop importante en Suisse. Que mon intention soit bien comprise: dans le développement de ma motion, j'évoque à titre d'exemple un stage pratique de trois mois. Il est évident que de tels stages peuvent s'échelonner sur plusieurs années de formation et qu'ils peuvent être effectués durant la période estivale, soit lors des vacances. Il est donc hors de question pour moi de vouloir prolonger la durée de formation des universitaires, et là aussi, Madame la Conseillère fédérale, je ne vois pas de contradiction avec vos propres convictions.

En conclusion, je constate qu'il ne reste plus aucune divergence entre vous et moi. J'ose espérer que vous accepterez la transmission sous forme de postulat, du fait que je viens d'accepter de transformer ma motion dans l'intérêt du compromis bien helvétique.

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