Burkhalter Didier · Bundesrat · 2016-09-13
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2016-09-13
Wortprotokoll
Je me permets de dire quelques mots pour donner la position du Conseil fédéral, puisque tout le monde renonce, semble-t-il, à s'exprimer sur ce sujet.
Ce postulat fait référence, de nouveau, à l'Agenda 2030. Il nous charge de rédiger un rapport sur la promotion de la cohérence des politiques en faveur du développement. C'est un aspect qui est évidemment très lié à ce que nous venons de discuter, mais qui apporte encore un élément de plus. Il me paraît par conséquent important de préciser comment le Conseil fédéral l'envisage.
A notre avis, la cohérence des politiques doit se manifester en collaboration avec l'ensemble des acteurs, en particulier avec la société civile et avec le secteur privé, c'est-à-dire l'économie. C'est dans ce sens que va le message sur la coopération internationale de la Suisse 2017-2020. Nous fixons dans ce message les priorités sur le plan de la cohérence des politiques, en particulier dans le domaine des flux financiers internationaux, de l'environnement, du commerce, des investissements, de la responsabilité des entreprises, de la migration et du développement, de la politique internationale en matière de santé. Ces priorités ont été choisies non pas par hasard, bien sûr, mais parce que ce sont des secteurs dans lesquels la Suisse, à savoir la place économique et sociale helvétique, joue un rôle de leader au niveau international et, par conséquent, sur le plan de la responsabilité qui en découle.
Là aussi, comme dans le cas de la motion Friedl 15.4163 que nous venons de traiter, le Conseil fédéral a déjà commencé ses travaux. Ce sont des travaux conceptuels, qui sont nécessaires à la mise en oeuvre de l'Agenda 2030. Le Conseil fédéral est donc prêt, dans cet esprit, à accepter le postulat. Nous sommes disposés à intégrer ce thème dans nos comptes rendus réguliers. Nous présenterons les efforts déployés par la Suisse dans les rapports à l'ONU pour ce qui touche à la concrétisation de l'Agenda 2030, dans les rapports au Parlement, dans le rapport sur la politique extérieure - et cela va aussi dans le sens de la question que m'a posée Monsieur Béglé dans le débat sur la motion Friedl -, et en particulier dans les rapports relatifs à la mise en oeuvre du message sur la coopération internationale de la Suisse 2017-2020. Il est prévu de présenter le résultat à mi-parcours et nous pourrons y intégrer les progrès réalisés dans la cohérence des politiques en faveur du développement. Mais à notre avis, par rapport au texte exact du postulat, il n'est pas nécessaire de rédiger un rapport supplémentaire. C'est donc dans les rapports sur la mise en oeuvre que nous estimons pouvoir atteindre et réaliser l'objectif du postulat.