Savary Géraldine · Ständerat · 2016-09-14
Savary Géraldine · Ständerat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2016-09-14
Wortprotokoll
J'ajoute quelques mots de soutien à Madame Maury Pasquier, dont l'argumentation a été très complète. La résignation qui parfois nous habite sur la question de la hausse des primes devrait cesser, et la question des primes dans le budget des ménages devrait selon nous être prioritaire. Je regrette cette forme de résignation non seulement de la part du monde politique, qui cherche désespérément à lutter contre le poids grandissant des primes d'assurance-maladie dans le budget des ménages, mais aussi de la part des prestataires de soins, des acteurs de la santé. On a malgré tout l'impression d'assister à un dialogue de sourds. La motion Maury Pasquier a le mérite de mettre le doigt là où cela fait mal, et cela fait mal à chaque fin de mois non seulement aux personnes issues de [PAGE 632] milieux modestes, qui reçoivent des aides partielles, mais surtout à la classe moyennes, aux familles dont les revenus n'ont pas augmenté et n'augmentent pas.
On sait que dans quelque temps, le montant des primes d'assurance-maladie sera rendu public. Monsieur le conseiller fédéral Berset devra commenter ces chiffres. On devra comme chaque fois expliquer à la population les raisons des augmentations prévues: on consomme trop; la rétribution des médecins est trop élevée ou trop opaque; les cantons ne sont pas assez rigoureux en matière de politique de la santé. Bref, on aura chaque fois des explications, mais en réalité, depuis des années, ce problème n'a été résolu ni par le Parlement ni par les autorités politiques aux autres niveaux d'organisation de notre pays.
Le mérite de cette motion est au moins de donner une piste, qui doit être explorée, même si ce n'est peut-être pas la seule, mais qui a le mérite d'être proposée. Je vous invite à y prêter attention, à adopter cette motion, à discuter une nouvelle fois en commission de la question du montant des primes d'assurance-maladie et de ce qu'elles représentent dans le budget des familles de notre pays.
Madame Maury Pasquier a parlé de la situation dans le canton de Vaud. En effet, le projet qui consiste à plafonner de facto les primes d'assurance-maladie à 10 pour cent du revenu brut a été accepté - écoutez bien - par 87 pour cent de la population vaudoise. Vous me direz que cette mesure était comprise dans un paquet qui concernait aussi la réforme de l'imposition des entreprises, mais enfin c'est une mesure sociale qui a été acceptée par 87 pour cent de la population vaudoise. L'impact de cette mesure, qui entrera en vigueur prochainement, sera que désormais pour les classes moyennes, pour les familles et pour les personnes qui ont des revenus avec lesquels il est parfois difficile de terminer le mois, le fardeau dû aux coûts de l'assurance-maladie sera allégé.
Voilà, c'est un peu un cri du coeur: il faut prendre en considération cette motion, tenir compte aussi de l'inquiétude que ressentira notre population lorsque la hausse des primes d'assurance-maladie lui sera annoncée, ce qui se fera très prochainement.