Burkhalter Didier · Bundesrat · 2016-09-15
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2016-09-15
Wortprotokoll
Il est vrai que je suis un lacustre. Mais depuis le lac de Neuchâtel, on voit bien les montagnes, pratiquement même de tous les côtés. Et je comprends ce que vous dites, mais on peut vraiment éliminer les soucis, ce que je vais essayer de faire dès maintenant.
Dans l'Agenda 2030 et dans le message pour la période 2017-2020, dans les faits, les régions de montagne sont très considérées, mais il est vrai que cela ne se voit pas assez, même pas du tout, si on ne les met pas très clairement en évidence. En termes de visibilité, c'est vraiment difficile, parce que, en effet, la décision a été prise de le faire de manière transversale; il n'y a pas d'objectif montagne, il n'y a pas de thème spécifique montagne. Mais il y a toute une série de problématiques des régions de montagne qui sont traitées.
Dans l'Agenda 2030, c'est la même approche. L'Agenda 2030 a un objectif particulier sur l'eau - et la Suisse s'est beaucoup engagée pour en faire un objectif spécifique. Cet objectif sur l'eau concerne beaucoup la montagne. Il y a aussi l'objectif des écosystèmes, qui est également largement lié à la montagne. C'est cette ligne que nous avons défendue pour l'Agenda 2030 et pour le message.
Je vous dis très franchement que nous n'avons pas besoin de modifier l'organisation. La mise en oeuvre de la motion peut être faite avec l'organisation telle quelle. Il n'y a pas besoin d'argent supplémentaire ou de plus de structures. En l'état actuel, on peut très bien fournir des rapports sur ce sujet.
Ce sont souvent les régions de montagne qui sont concernées par la pauvreté et donc aussi concernées par l'engagement de la coopération internationale de notre pays. Je vais vous donner des exemples pour améliorer la visibilité. Je crois franchement que c'est une question de présentation. La Suisse est active en la matière dans de nombreux pays. Vous avez parlé du Népal, mais il y aussi le Bhoutan, Le Kirghizistan, le Tadjikistan, la Géorgie, la Bolivie et le Nicaragua.
Concrètement, il s'agit du développement économique et social des populations particulièrement défavorisés, des zones montagneuses reculées, de l'accès aux services publics, de l'accès au marché du travail, aux ressources naturelles. Nous soutenons aussi des régions. Quatre grandes régions de montagne sont concernées: les Andes, l'Hindou Kouch-Himalaya, l'Asie centrale et une partie de l'Afrique également. Depuis 2002, nous participons au Partenariat de la Montagne. En 2015, nous avons aussi élaboré - et c'est un élément important, qui montre à quel point cela doit être mieux présenté - des lignes d'action dans le domaine eau et sécurité. Si vous examinez le concept "Blue Peace", qui est l'un des plus reconnus sur le plan international actuellement, vous constaterez qu'il va précisément être étendu aux régions de montagne d'Asie centrale et de l'Est de l'Himalaya.
Par ailleurs, dans la lutte contre les changements climatiques, nous allons soutenir au Pérou un projet de gestion des risques et d'utilisation productive des eaux de fonte des glaciers. Cela nous permettra d'acquérir un savoir-faire que nous pourrons transférer dans les autres régions montagneuses touchées par les changements climatiques.
Dans l'esprit non seulement de continuer sur cette lancée, mais aussi - vous l'aurez compris - de mieux mettre en valeur le thème de la montagne d'une manière compréhensible pour le Parlement et pour la population, nous vous proposons d'accepter cette motion. Toutefois, je vous le dis, je suis convaincu qu'il n'y a pas besoin de modifier quoi que ce soit, mais qu'il faut simplement que le message passe bien, pour que, non seulement les projets soient réalisés selon une approche transversale, mais le thème de la montagne aussi soit mis en valeur sous tous ses aspects et intégré dans tout ce qui se fait déjà. Je vais m'en occuper avec l'espoir que nous pourrons y arriver sans grands changements.
C'est pour cette raison que nous vous proposons d'accepter la motion telle quelle. La commission l'a formulée de façon assez ouverte, afin de nous laisser le choix de régler le problème sur le plan opérationnel sans forcément créer de nouvelles structures.