preparatory:AB 204391
Amaudruz Céline · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2016-09-21
Wortprotokoll
Je me permets un petit rappel, parce que peu d'orateurs se sont exprimés en français: nous sommes en train de parler de la mise en oeuvre de l'initiative populaire "contre l'immigration de masse".
Vous avez tous eu le temps de donner votre avis avant la votation. Personne, aujourd'hui, ne pourra dire que la crise migratoire n'est pas la plus grande préoccupation de la population, une crise qui est aussi fortement liée à tous les actes de terrorisme. Je suis, comme chacun d'entre vous, une élue du peuple, une élue qui a un mandat très clair: respecter nos lois, respecter notre Constitution, mais surtout respecter notre démocratie.
Comme je viens de le dire, vous avez eu le temps de mener le débat sur le fond, vous l'avez déjà mené et on en a marre de vous entendre encore vous plaindre de cette initiative, qui a été acceptée par le peuple.
Aujourd'hui, vous n'avez qu'un mandat: celui de respecter le souverain. C'est vrai, c'est difficile. Je souhaite toutefois faire un rappel, qui s'adresse en particulier aux membres de la Commission des institutions politiques qui nous présentent ce projet, mais également à vous, qui, finalement, allez devoir le valider: vous avez été élus par le peuple suisse et non pas par les membres de la Commission européenne, contrairement à ce que laisse penser le texte sur lequel nous devons nous prononcer. C'est sur la Constitution suisse (l'oratrice montre un exemplaire relié de la Constitution) que vous avez juré ou promis d'accomplir votre mandat et non sur les directives européennes. Nous, élus parlementaires, sommes là pour faire des lois, puis les voter, ni plus, ni moins. Nous n'avons à aucun moment le droit de nous couper du citoyen, de refuser ce que le souverain nous demande.
Aujourd'hui, on peut continuer à faire un débat sur rien - parce que ce que nous propose la commission, aujourd'hui, c'est rien. Mais l'Union démocratique du Centre ne veut pas faire un débat portant sur rien; ce qu'elle veut faire, c'est respecter le peuple.