Grin Jean-Pierre · Nationalrat · 2016-11-30
Grin Jean-Pierre · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2016-11-30
Wortprotokoll
Le budget 2017 est marqué par une forte augmentation des dépenses dans le domaine de l'asile. Il est donc nécessaire, pour respecter le frein à l'endettement, de faire certaines économies ailleurs. Dans le bloc 2, nous débattons en particulier des arrêtés pluriannuels.
Dans son projet de budget, le Conseil fédéral a stabilisé les dépenses concernant la coopération internationale, qui avaient fortement augmenté ces dernières années. En raison de l'augmentation des dépenses dans le domaine de l'asile, le groupe UDC est d'avis que des coupes plus importantes doivent être faites dans divers secteurs relatifs à la coopération internationale. Les diverses propositions de la minorité Keller Peter visent à ramener le taux de l'aide au développement à 0,45 pour cent du revenu national brut. Ces diverses propositions impliqueraient des économies d'un montant d'environ 338 millions de francs, qui seraient réparties entre les différents crédits de la Direction du développement et de la coopération et du Secrétariat d'Etat à l'économie. Ces propositions prévoient, toutefois, que l'aide humanitaire soit épargnée de ces mesures.
Concernant le domaine "Formation, recherche et innovation" (FRI), la proposition de la minorité Aeschi Thomas vise à revenir, pour la contribution financière aux Ecoles polytechniques fédérales, à la version du Conseil fédéral, c'est-à-dire à 2313,3 millions de francs. Ce montant représente déjà une augmentation de 2,7 pour cent par rapport à 2016; il est donc plus élevé que les 2,2 pour cent prévus dans le crédit-cadre FRI pour 2017-2020. Avec 2,7 pour cent d'augmentation, le Conseil fédéral a déjà largement répondu, financièrement, aux décisions du Parlement en la matière. Donc, la proposition de la minorité Aeschi Thomas suit ce raisonnement, et je vous demande de l'accepter.
J'en viens maintenant à l'agriculture et aux propositions de la minorité Weibel. Dans le cadre de la politique agricole 2014-2017, les familles paysannes fournissent des prestations supplémentaires et, par rapport à 2014, le revenu agricole a chuté de 6,1 pour cent en 2015.
Les prix des produits agricoles ne sont pas à la hausse, mais plutôt sous pression, et diminuer les paiements directs équivaudrait à diminuer davantage le revenu agricole. Le Conseil national avait décidé, en septembre dernier, de relever les crédits agricoles. La commission avait suivi cette décision le mois dernier, en optant pour une augmentation des paiements directs et du crédit destiné à la promotion de la qualité et des ventes, pour un total de 64 millions de francs, dans le cadre du programme de stabilisation, comme cela a été confirmé hier. Le groupe UDC vous demande de suivre la majorité de la commission, qui vous propose ainsi de rétablir les crédits pour la promotion de la qualité et des ventes et les paiements directs au niveau du budget 2016 et de rejeter les deux propositions de la minorité Weibel.
Concernant la "loi chocolatière", elle a une nouvelle fois fait l'objet de discussions controversées. Le groupe UDC, avec la majorité de la commission, vous propose de porter à 94,6 millions les montants inscrits au budget 2017, cela afin de permettre à nos entreprises agroalimentaires de s'approvisionner en matières premières indigènes et de contribuer à leur transformation en Suisse, ce qui garantit de nombreux emplois. La proposition de la minorité I (Meyer Mattea) vise à abroger carrément cette loi par anticipation, et sans discussion sur une alternative, en proposant 0 franc pour 2017. Cette proposition est irresponsable. Sur ce point, je vous demande de suivre la majorité de la commission, afin de conserver une industrie alimentaire suisse forte et maintenir le niveau du prix des céréales panifiables et du lait, qui est déjà un niveau plancher.