Moret Isabelle · Nationalrat · 2017-02-28
Moret Isabelle · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2017-02-28
Wortprotokoll
Madame Graf, je vous ai déjà répondu qu'il s'agissait en fait de mettre de côté de l'argent pour vous-même dans le deuxième pilier, je ne vais pas refaire l'explication.
J'apprécie le fait que, dans la manière de formuler votre question, vous admettiez qu'il s'agit d'une augmentation de la rente de l'AVS, qui ne sert pas forcément à compenser la baisse du deuxième pilier. Et c'est cela le gros problème: vous ne pouvez pas, tout sourire, nous expliquer qu'en réalité il s'agit de compenser la baisse du taux de conversion dans le deuxième pilier, alors qu'en fait beaucoup de gens qui ne sont pas du tout concernés par cette baisse du taux de conversion vont toucher ces 70 francs, par exemple les personnes qui n'ont pas de deuxième pilier. Les personnes qui ont un salaire tellement élevé qu'elles sont couvertes par la part surobligatoire, c'est-à-dire les grands salaires, au-delà de 84 600 francs, vont toucher ces 70 francs alors qu'elles ont déjà une part surobligatoire et sont très peu touchées par la baisse du taux de conversion. En plus, la génération transitoire ne subira pas de baisse de son deuxième pilier due à cette baisse du taux de conversion, mais elle touchera les 70 francs. [PAGE 60]
On voit donc que la logique qui vient de la gauche est la suivante: nous voulons une mini "AVS plus" avec l'objectif de base d'augmenter les rentes de 70 francs et on trouve une excuse, compenser la baisse du deuxième pilier. Or, on voit que ce n'est pas le cas. En outre, cette baisse du deuxième pilier n'est pas entièrement compensée. Une personne qui a 49 ans et qui gagne 84 600 francs perdra 1600 francs par année dans son deuxième pilier et cette augmentation de 70 francs ne couvrira même pas la moitié de cette perte. Le projet du Conseil des Etats ne propose donc pas une compensation suffisante dans le deuxième pilier.