Langenberger Christiane · Ständerat · 2002-03-13
Langenberger Christiane · Ständerat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2002-03-13
Wortprotokoll
Nous avons déjà largement évoqué le problème du nombre de semaines: 18, 20, 21. Pour ma part, j'ai répété que j'étais favorable à ce que nous soyons attentifs aux besoins de l'économie, aux besoins de formation de nos jeunes, à leur volonté et leur disponibilité à s'engager pour 18, 20, 21 semaines. Nous avons reçu différents courriers, d'une part de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique, qui nous ont dit que, finalement, qu'il s'agisse d'une durée de 18, 20 ou 21 semaines, cela poserait de toute manière des problèmes au niveau de la formation. C'est la raison pour laquelle l'ensemble de notre commission a appuyé la proposition de minorité Bieri de fractionner l'école de recrues, comme cela est d'ailleurs, semblerait-il, déjà possible aujourd'hui.
J'ai été, au début, favorable à une durée de 18 semaines, toujours pour aller à la rencontre de l'économie, des besoins [PAGE 150] de formation de nos jeunes et de leur sensibilité à concentrer au maximum ces semaines de formation. En revanche, j'ai aussi été sensible aux explications de M. Schmid, conseiller fédéral, quant à la nécessité de pouvoir former nos jeunes à la conduite. M. Bieri a parfaitement expliqué dans quels domaines le fait de soutenir la position du Conseil fédéral pouvait faciliter la chose et permettre, dans les domaines où nous avons de plus en plus besoin de spécialistes et d'une formation compliquée, d'arriver à une formation optimale.
C'est la raison pour laquelle j'accepte finalement la proposition de minorité Bieri qui prévoit une durée de 20 semaines. Et c'est vraiment avec toutes mes excuses à notre cher collègue que j'ai apporté encore une petite correction. Il me semble que M. le conseiller fédéral a dit qu'il avait besoin d'un maximum de flexibilité. Il a assuré qu'il n'y aura pas de perte de temps. Il a exprimé en commission, et l'a répété hier encore, la volonté véritable d'une concentration au maximum pour que les soldats perdent le moins de temps possible au cours de leur instruction. En plus, nous avons, je le répète pour la troisième fois, cet article 149b qui me semble avoir une grande importance dans le contrôle de l'efficacité de cette réforme "Armée XXI".
J'ai fait cette proposition de 20 semaines en laissant au Conseil fédéral un maximum de marge de manoeuvre, soit pour baisser le nombre des semaines ou des jours de service à l'école de recrues en fonction des disponibilités, de la spécialisation, des connaissances de chacun, soit pour aller vers une augmentation si le besoin s'en fait sentir. Donc, c'est pratiquement la même proposition que celle de la minorité Bieri, mais elle s'inscrit mieux dans une loi que nous voulons être une loi-cadre la plus ouverte possible.