Paupe Pierre · Ständerat · 2002-03-13
Paupe Pierre · Ständerat · Jura · Christlichdemokratische Fraktion · 2002-03-13
Wortprotokoll
La volonté de la commission de renoncer à un seul état-major d'engagement pour l'armée, même s'il est vrai que l'effectif de l'armée d'active ne sera pas supérieur à un de nos corps d'armée actuels - je pense surtout au corps d'armée de montagne 3, mais aussi aux [PAGE 145] premier, deuxième et quatrième corps d'armée de campagne -, relève évidemment d'une certaine opposition à la centralisation excessive et correspond évidemment à un certain esprit fédéraliste qui est cher à de nombreux cantons.
Au départ, j'avais moi-même proposé d'avoir trois régions dès le moment où on a accepté trois brigades de montagne - un secteur alpin, un secteur est et un secteur ouest -, mais j'ai été sensible aux arguments des cantons de Bâle-Campagne, de Lucerne, d'Argovie, et je me suis dit: "C'est vrai, on a quatre corps d'armée; on aura quatre régions militaires qui remplaceront les quatre zones territoriales, même s'il y a de petites zones brigadières dans les divisions de montagne." Il y a là, au fond, une volonté évidente de maintenir un certain ancrage régional.
J'aimerais démystifier ce que sont les états-majors d'engagement. Je souhaiterais aussi qu'on supprime le terme de "division". On a voulu supprimer les corps d'armée, les divisions, les régiments. Alors, je préférerais que l'on dise que dans chaque région militaire, il y a un "état-major d'engagement", et je souhaiterais qu'on trace le terme d'"état-major de division" qui ne correspond plus à une division.
Ensuite, j'aimerais dire et rappeler à MM. Bieri et Frick que dans l'"Armée 61", on a eu de nombreux exercices ou un état-major de grande unité - corps d'armée ou division - conduisait un seul état-major de brigade ou une seule brigade dans un exercice de manoeuvre. Alors, dire qu'avoir deux brigades subordonnées à un état-major d'engagement dans une de nos régions militaires n'est pas une solution très efficace, je le conteste formellement, dans la mesure où moins il y a de subordonnés directs, plus efficace est l'engagement de l'état-major qui le conduit.
Enfin, je ne reviendrai pas sur le problème des brigades blindées, mais je dois quand même relever que là on a aussi un tout petit peu joué avec les chiffres. On avait prévu trois brigades blindées à quatre bataillons, soit douze bataillons de chars. Dans le projet de réforme, on en est venu maintenant à deux brigades blindées avec chacune six bataillons de chars. On a donc encore et toujours douze bataillons de chars, ce qui conduit à des brigades relativement grandes, peut-être pas toujours très faciles à conduire. Mais je ne ferai aucune proposition, car si on maintient le principe d'un état-major d'engagement dans le secteur alpin et de trois états-majors dans l'autre secteur pour les six brigades qui restent, je considère qu'il n'y a là aucune anomalie. Il faut bien savoir que les états-majors d'engagement ne sont là que lorsqu'il y a un engagement effectif des troupes.