Burkhalter Didier · Bundesrat · 2017-03-08
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2017-03-08
Wortprotokoll
Mais parce que c'est vrai. Je ne sais pas d'où vous sortez vos chiffres, Monsieur Glarner. On peut faire une nouvelle séance de commission si vous voulez.
La situation est la suivante. En termes de coopération internationale, de 2010 à 2015, le Parlement a demandé une très forte augmentation du budget, à peu près de 9 à 10 pour cent par année. Evidemment, cela impliquait une très forte augmentation des projets, des programmes, du personnel, de l'action de la Suisse à l'étranger. Le but du Parlement, au départ avec une grande réserve de la part de l'exécutif, était qu'en 2015 l'aide publique au développement représente 0,5 pour cent du revenu national brut. Cet objectif a été atteint par le Conseil fédéral. Nous nous trouvons maintenant dans une phase de stabilisation. Nous vous avons proposé une baisse en 2016, puis, une légère reprise maintenant, avec les décisions que nous allons prendre dans l'optique de la période 2018-2020, en tenant compte des différentes interventions faites jusqu'ici. Les montants seront en fait pratiquement stabilisés, malgré la volonté du Parlement de faire plus, par exemple dans le domaine de la formation professionnelle à l'étranger, avec une augmentation de 50 pour cent, ou dans le domaine du climat, où il faut respecter l'accord de Paris.
Bref, on aura quelques difficultés à tout faire dans les temps, on devra renoncer à certaines choses, mais on arrivera à peu près à stabiliser la situation. C'est ce que vous propose déjà le Conseil fédéral dans les différents autres domaines.
Evidemment, il y a eu des augmentations. Parfois, il y a même eu des augmentations qui n'en étaient pas, par exemple quand on a commencé à compter le personnel local dans l'effectif du personnel: ce n'était pas une augmentation, c'était un changement de comptabilisation. Mais de manière générale, depuis deux ou trois ans, les effectifs baissent et, par rapport à ce qui était souhaité au départ par le Conseil fédéral et par le Parlement, les moyens sont réduits. Nous allons faire en sorte que les différents domaines coordonnent mieux leurs activités pour augmenter le gain d'efficacité, afin de faire presque autant avec moins de moyens.