preparatory:AB 213805
Béglé Claude · Nationalrat · Waadt · CVP-Fraktion · 2017-03-16
Wortprotokoll
Je souhaite faire deux remarques. La première s'adresse à Madame Friedl: elle a raison lorsqu'elle dit que l'OCDE ne mesure plus seulement la croissance économique, mais aussi la répartition du fruit de cette croissance. C'est une nouvelle orientation de l'OCDE et de l'économie mondiale. Donc, il est normal qu'on introduise dans nos réflexions des éléments liés au développement durable, qu'il soit social - au travers de l'indice GINI de répartition des richesses -, environnemental, ou qu'il porte sur les droits de l'homme. Au niveau de la réflexion ou de l'étude: oui. Par contre, il faut faire attention de ne pas mettre trop d'entraves au commerce extérieur de notre pays. De gros nuages - on l'a dit tout au long du débat - apparaissent: tendances isolationnistes aux Etats-Unis, en Grande Bretagne et ailleurs, repli des Etats-nations, délocalisations. Nous devons faire attention, en ce qui concerne la mesure que nous allons prendre, de protéger ce qui fait le succès de notre économie et la prospérité de notre société.
Par ma seconde remarque, je souhaite répondre à Monsieur Nidegger. Ce n'est pas en agitant l'épouvantail des peurs ou en remuant toujours les mêmes vieux démons que nous allons trouver la sérénité nécessaire pour naviguer en bonne intelligence sur les eaux troubles de l'économie mondiale actuelle. Je ne perçois pas que le Conseil fédéral soit en train de s'excuser ou de capituler ou de jouer petit bras. On n'a pas non plus l'impression qu'il y a un manque de loyauté dans les négociations en cours avec l'Union européenne. Par contre, dans ce monde global, les différents dossiers sont liés entre eux, notamment le commerce extérieur et les questions du développement, qui ont de nouveau été évoquées. Il vaut mieux agir en amont, essayer d'assurer que l'ordre économique international soit stable et reste ouvert, d'où par exemple l'existence du Fonds de cohésion pour maintenir notre stabilité à l'Est du continent.
En conclusion, il est fondamental pour la Suisse, qui vit de ces échanges internationaux et dont la prospérité est directement liée à la capacité de nos entreprises de réussir à l'étranger, de maintenir un ordre économique mondial stable avec une vraie ouverture des marchés. J'ai salué la remarque du Conseil fédéral disant qu'il y a d'une part l'Union européenne mais qu'il y a d'autre part de très grandes opportunités en dehors de notre continent. Il faut étudier les deux. Il faut également saisir les opportunités - comme Janus a deux faces, il y a souvent deux aspects -, ceci notamment dans le domaine de la digitalisation, dans lequel il existe des risques, mais aussi de très grandes opportunités. Nous devons soutenir le Conseil fédéral, soutenir notre ministre, Monsieur le conseiller fédéral Schneider-Ammann, ainsi que son équipe pour qu'ils puissent continuer de négocier les accords de libre-échange bilatéraux et aussi traiter au niveau multilatéral avec l'Organisation mondiale du commerce pour maintenir ce monde libéral, ouvert et stable.
Je vous prie par conséquent, au nom de la majorité de la commission, de prendre acte du rapport.