Golay Roger · Nationalrat · 2017-03-16
Golay Roger · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2017-03-16
Wortprotokoll
Dans le cadre de son examen sur le système de l'obligation de servir, lors des séances des 17 et 18 octobre 2016, des 7 et 8 novembre 2016 et des 9 et 10 janvier 2017, la Commission de la politique de sécurité a étudié diverses problématiques en relation avec cette question centrale. En particulier, des inquiétudes ont été émises concernant la diminution des effectifs de l'armée. En effet, alors que le service civil progresse en nombre de personnes, le service militaire a de la peine à recruter suffisamment de jeunes pour remplir ce type d'obligation. Par conséquent, si elle ne renforce pas son attractivité, l'armée n'aura pas les ressources humaines suffisantes à moyen terme pour atteindre l'effectif réglementaire, fixé par le Développement de l'armée, de 100 000 militaires (cadres et soldats). Cela peut compromettre la mission de l'armée telle qu'elle est définie dans la Constitution fédérale.
Consciente de l'importance de ces problèmes, la commission a décidé de déposer divers postulats, dont celui qui nous occupe, pour rendre notre armée plus attractive et inciter ainsi plus de jeunes à choisir la voie militaire. Le postulat charge le Conseil fédéral d'examiner les mesures suivantes.
La première consiste à encourager l'aptitude différenciée ou qualifiée de manière ciblée. En d'autres termes, la personne soumise à l'obligation de servir doit répondre aux exigences liées à sa fonction concrète, et non pas à toutes les exigences d'aptitude au service militaire. Par exemple, une personne souffrant de surdité à une oreille ou ayant des restrictions physiques pourrait être affectée à des tâches adaptées à sa situation.
La deuxième proposition du postulat vise à réduire la bureaucratie inutile pour les officiers de milice. En effet, certains militaires renoncent à des grades supérieurs en raison de la surcharge administrative pour la préparation des cours de répétition, qui est trop contraignante en dehors de leurs jours de service. Il est donc demandé de recourir à des solutions informatiques simples et pratiques, voire de mettre du personnel adéquat à disposition des officiers concernés par cette problématique.
La troisième proposition du postulat prévoit d'améliorer la reconnaissance des formations militaires par des diplômes, des équivalences ou d'autres titres, reconnus par des institutions civiles, en plus de ce qui existe déjà.
La quatrième mesure proposée dans le postulat a pour but d'améliorer encore l'attrait des cours de répétition par une communication et une sensibilisation accrues. Il est évident que la commission salue l'excellent travail accompli par notre armée et ne remet pas en question par ce postulat les qualités de celle-ci. La commission demande au Conseil fédéral par ce postulat un rapport permettant d'explorer toutes les pistes envisageables avec pour objectif d'optimiser l'attrait du service militaire.
La commission a accepté, à l'unanimité, ce postulat. Je vous invite à la suivre.