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Berset Alain · Bundesrat · 2017-06-06

Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2017-06-06

Wortprotokoll

Concernant votre première question, les locaux de consommation sécurisés constituent des services faciles d'accès pour les consommateurs de drogues fortement dépendants. Ces derniers y reçoivent un encadrement et des soins médicaux de base. Ces centres contribuent de cette manière à la prévention du sida et de l'hépatite C, notamment. Ils s'inscrivent dans une approche de réduction des risques et, donc, dans la politique des [PAGE 897] quatre piliers. Dans le cadre de la stratégie "Addictions", l'Office fédéral de la santé publique soutient les cantons et les communes dans la gestion de leur offre en la matière par l'institutionnalisation de l'échange de connaissances et d'expériences.

Concernant votre deuxième question, je peux préciser qu'entre 1993 et 2011 les évaluations des centres équipés de locaux de consommation ont montré que la part des personnes consommant des drogues par injection a diminué, tout comme les comportements à risque, tels que l'échange de seringues ou les rapports sexuels non protégés. Le recours aux offres thérapeutiques a progressé.

Pour répondre à votre troisième question, selon le monitorage suisse des addictions, 0,5 pour cent de la population consomme de la cocaïne et 0,1 pour cent de l'héroïne. Ces informations n'étaient pas recensées avant la mise en place de la politique des quatre piliers dans les années 1990. Depuis lors, plusieurs indicateurs, à l'image des statistiques du traitement des addictions en milieu résidentiel ou de celles des décès dus à la drogue, mettent en évidence le recul de la consommation de drogues dures. En moyenne, les consommateurs de substances par voie intraveineuse sont nettement plus âgés que dans les années 1990. Cette tendance semble indiquer que, dans l'ensemble, la consommation de drogues dures a baissé ces dernières années.