Parmelin Guy · Bundesrat · 2017-06-08
Parmelin Guy · Bundesrat · Waadt · 2017-06-08
Wortprotokoll
Comme je vous l'ai dit, le message sur l'armée 2017 soumet au Parlement pour la première fois simultanément tous les crédits d'engagement importants de l'armée. Outre le programme d'armement et le programme immobilier du DDPS, ce message comprend également tous les crédits-cadres pour le matériel de l'armée. C'est une nouvelle manière de procéder, qui permet d'offrir une meilleure vue d'ensemble des acquisitions futures et qui crée une certaine transparence. D'où les débats d'aujourd'hui, puisque, pour la première fois il y a plus de détails. Les années passées, plusieurs aspects étaient directement traités par le biais du budget et peut-être que, de ce fait, l'attention était moins soutenue sur certains points précis.
Auparavant, les crédits pour les "études de projets, essais et préparatifs d'achat", dits aussi crédits PEP, pour l'"équipement personnel et matériel à renouveler" ainsi que pour les "munitions d'instruction et gestion des munitions" passaient tout simplement par le budget. Maintenant, vous avez la possibilité de les analyser plus précisément au sein de la Commission des finances et de la Commission de la [PAGE 995] politique de sécurité et du Parlement. Personnellement, je pense que c'est un progrès.
En adoptant les crédits-cadres demandés, vous décidez à quelles fins les fonds doivent être utilisés. La spécification des différents projets ne se fera que dans une étape ultérieure. Si les acquisitions planifiées actuellement peuvent être présentées aux commissions, elles ne font toutefois pas partie des arrêtés, et c'est pour cela que le Conseil fédéral vous propose de déléguer les spécifications au DDPS.
Je vous demande donc de soutenir la proposition de la majorité de la commission, et donc le projet du Conseil fédéral.
Je reviens encore sur quelques points. Nous avons entendu beaucoup de métaphores: "mettre la charrue avant les boeufs", "Pâques avant les Rameaux", ... Personnellement, j'aimerais bien que Vendredi Saint reste entre Pâques et les Rameaux, que cela soit clair.
Merci pour les fleurs, Monsieur Fridez, mais c'est le Conseil fédéral qui défend cette méthode: nous avons décidé d'aller pas à pas, c'est le collège qui en porte la responsabilité. Nous sommes aussi en faveur d'une plus grande précision et si nous pouvons raccourcir les procédures, comme cela semble être le voeu d'un certain nombre d'entre vous, nous le ferons. Mais nous le ferons seulement si nous pouvons y aller à coup sûr. Nous ne voulons pas aller trop vite, pour nous retrouver ensuite devant un problème imprévu. Sinon, nous ne ferions que répéter les erreurs du passé, qui ont coûté très cher.
Je souhaite réagir aux interventions de certains préopinants. Monsieur Fridez, vous nous empêchez précisément d'avoir les moyens d'approfondir certains points et de mieux préparer les dossiers. Si vous vous référez à la page 2609 de la version française du message, cela concerne non seulement les avions de combat, mais aussi le groupe du matériel aéronautique, qui comprend plusieurs postes pour d'autres projets d'acquisition et des mises à jour. Près de la moitié des postes concernent les préparatifs de remplacement du système de brouillage embarqué Vista 5. Il y a encore d'autres projets, comme le maintien de la valeur des avions PC-7 ou du système d'instruction des pilotes de jet PC-21. Cela forme un tout cohérent dans la volonté d'être précis et efficace dans la protection de notre espace aérien.
Je vous demande de rejeter la proposition de coupe, parce qu'elle va dans le sens inverse de ce que nous souhaitons tous, c'est-à-dire à terme de concevoir de bons projets, bien étudiés, bien calibrés et d'éviter des imprévus qui finalement coûtent cher à tous et donnent lieu à des catastrophes.
Voilà pourquoi je vous demande de suivre la version du Conseil fédéral, soutenue par la majorité.