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Dreifuss Ruth · Bundesrat · 2002-04-16

Dreifuss Ruth · Bundesrat · Genf · 2002-04-16

Wortprotokoll

J'ai bien parlé de l'industrie des cigarettes et je le répète: si ce produit arrivait aujourd'hui sur le marché, selon notre compréhension du rôle de l'Etat comme protecteur de la santé, nous l'interdirions. C'est cela que j'ai dit. Et j'ai dit aussi que nos fonctionnaires ne peuvent participer à des colloques ou à des manifestations que si elles ont été annoncées et après avoir reçu l'autorisation d'y participer. J'ai aussi dit que je ne voulais pas d'une rupture de dialogue. Lorsque nous avons redéfini la mission de la Commission fédérale pour la prévention du tabagisme et que nous l'avons concentrée sur les questions de santé publique et de prévention, j'ai donné l'assurance, à laquelle je me tiens toujours, que la communication directe entre la responsable du Département fédéral de l'intérieur - cela vaut d'ailleurs aussi pour les chefs du Département fédéral de l'économie et du Département fédéral des finances, pour ce qui concerne les questions fiscales - et ce milieu économique était garantie. Il m'est également arrivé plus d'une fois de rencontrer également des représentants de cette branche économique. On ne peut donc pas parler de rupture du dialogue.

Je répète que le message axé sur la santé publique que donne l'administration ne doit souffrir aucun parasitage par des intérêts économiques qui, qu'on le veuille ou non, sont des intérêts qui visent à faire fumer, à faire fumer davantage ou à faire fumer jeune. On ne peut pas dire quelque chose qui soit un "doublebind", qui soit un message double: ce type de message n'est pas compris par la population. Mais le dialogue avec notre population et l'absence de criminalisation, des paysans bien sûr, mais également de l'industrie du tabac, sont les principes selon lesquels j'agis.