preparatory:AB 220098
Sommaruga Carlo · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2017-09-21
Wortprotokoll
Ce que je trouve important - et les membres du groupe socialiste avec moi - dans cette proposition, c'est d'abord que la refonte de l'agence Frontex prévoit la mutualisation des forces. C'est-à-dire qu'on ne laisse pas seulement les pays qui ont des frontières avec des Etats hors de l'espace Schengen se charger de ce fardeau. Effectivement, on ne peut pas laisser l'Italie et la Grèce ployer sous le fardeau, quand bien même je considère que l'Italie fait au mieux et a toujours fait au mieux. Par ailleurs, des pays d'Europe de l'Est appliquent de façon extrêmement problématique les règles européennes.
Dès lors, je préfère une influence de la Suisse dans la mise en oeuvre des principes qui régissent Frontex et de ceux qui sont applicables au contrôle des frontières. Cela vaut mieux que de ne pas contrôler du tout et de laisser libre cours à des comportements problématiques. Je vous rappelle cette image incroyable d'une journaliste d'un pays de l'Est qui faisait un croche-patte à un père qui marchait avec un enfant dans les bras. C'est inacceptable.
Maintenant, il n'en reste pas moins que c'est un travail de longue haleine. Je ne considère pas qu'en adoptant ce développement de l'acquis de Schengen nous aurons réglé tous les problèmes. Nous n'aurons certainement pas réglé tous les problèmes de réinstallation "resettlement" des réfugiés, ni ceux de la répartition "relocation" des réfugiés en Europe et en Suisse, ni non plus celui consistant à fixer les jeunes dans leur pays en leur donnant un espoir chez eux.
Je considère que ce projet constitue un pas dans la bonne direction. Toutefois, en tant que socialistes, nous exigeons du Conseil fédéral, par le biais d'une motion que nous venons de déposer, qu'il mette son nez dans les instances de Frontex et là où il y a des instruments qui permettent de contrôler la manière de travailler de Frontex et d'influencer la gestion de cette agence.