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Fournier Jean-René · Ständerat · 2017-09-25

Fournier Jean-René · Ständerat · Wallis · CVP-Fraktion · 2017-09-25

Wortprotokoll

Comme vous l'avez entendu tout à l'heure de la bouche même du président de la commission, nous avons largement débattu des différents postes de ce programme et notamment du poste concernant les munitions. J'aimerais apporter quelques réflexions en particulier sur le fait que même si l'on considère les nouveaux besoins qui sont en train d'émerger dans le cadre du développement de l'armée (DEVA), il faut constater que la planification des dépenses en matière de munitions laisse largement à désirer et n'est en tout cas pas optimale - et c'est un langage qui reste très modéré.

Plusieurs membres de la commission ont eu le sentiment que ces dernières années, d'une façon quasi volontaire, les dépenses concernant les munitions auraient été sous-évaluées, voire retenues. Cela me fait penser aussi aux dépenses pour l'équipement personnel ou l'équipement des unités. Finalement, on nous propose aujourd'hui un crédit qui fait beaucoup jaser et certainement à juste titre. Je n'ai pas le souvenir qu'on nous ait présenté en commission, ces dernières années, ces absences de crédits pour les munitions comme des charges ou des coûts reportés pour les années futures, alors que les besoins existaient déjà. Cela aurait tout à fait permis de justifier à présent cette dépense importante. J'ai plutôt le sentiment qu'on nous a présenté, durant toutes ces années, ces diminutions de coûts d'exploitation des munitions comme un effort particulier d'économies.

On s'aperçoit aujourd'hui qu'il s'agissait simplement d'économies reportées et non de véritables économies dans le budget militaire, ce qui me donne le sentiment assez désagréable d'être pris en otage, puisque tout le monde sait qu'une armée sans munitions n'est pas viable, et que tout le monde sait qu'un soldat non équipé ne peut mener à bien sa mission. Le Parlement est donc dans l'obligation aujourd'hui [PAGE 695] d'accepter ces crédits. C'est ce que j'ai fait en commission, et ce que je vais faire ici aussi.

Je souligne cela dans le but et dans l'espoir que, à l'avenir, les vraies charges concernant la munition, l'équipement personnel ou l'équipement des unités, soient régulièrement inscrites au budget, de manière à ce que le Parlement puisse en débattre et ne soit pas surpris de devoir accepter - il devra le faire de toute façon - des crédits, dont l'absence a été présentée pendant moult années, et jusqu'à aujourd'hui quasiment, comme des économies.