Lexipedia

preparatory:AB 22193

Cuche Fernand · Nationalrat · Neuenburg · Grüne Fraktion · 2002-06-05

Wortprotokoll

On va profiter du fait qu'il y a peu de monde et que les gens ne se précipitent pas pour occuper le terrain!

En ce qui concerne l'intervention de M. Bigger, j'aimerais préciser une chose en ce qui concerne la connaissance que j'ai du problème de l'ESB, en particulier de la transmission à l'homme et de la maladie de Creutzfeldt-Jakob atypique. Si, en Suisse, aucun lien étroit, scientifique entre la consommation de viande de bêtes ayant pu être contaminées par l'ESB et la déclaration de la maladie de Creutzfeldt-Jakob atypique n'a pu être établi, il l'a été par contre en Angleterre, de façon indiscutable sur le plan scientifique. Donc, il ne faut pas minimiser le problème.

En ce qui concerne la motion, et là je m'exprime à titre personnel, je considère que depuis 1995/96, le marché de la viande bovine est sérieusement perturbé non seulement en Suisse mais dans d'autres pays. Je reconnais que l'autorité fédérale a pris un certain nombre de mesures ponctuelles en ce qui concerne l'assainissement du marché. Je rappelle aussi que le marché s'était rééquilibré et que les consommateurs avaient repris confiance dans la consommation de viande bovine jusqu'en septembre 2000, et qu'en octobre 2000, on a assisté à la deuxième crise de l'ESB, qui a entraîné une perte de confiance des consommateurs et une diminution de la consommation de viande bovine de l'ordre de 20 pour cent, et que à nouveau nous sommes retombés dans une situation de crise. Dans cette situation de crise, il est impossible de faire de la gestion de l'offre coordonnée au niveau national, quand tout à coup la profession est victime d'un événement extérieur, dont elle n'est pas responsable.

C'est dans ce sens-là que, personnellement, je soutiens la motion Theiler, parce que dans cette situation de crise, la Confédération doit assumer pour quelques années encore, d'ici à ce que la confiance soit rétablie et qu'on ait adapté tranquillement l'offre à la demande, les frais supplémentaires d'élimination des déchets carnés.

Je fais une relation aussi avec l'interpellation du groupe écologiste 00.3628 en ce qui concerne l'utilisation des déchets carnés. J'aimerais rappeler que jusqu'à maintenant, nous avons continué de consommer de la viande bovine, considérée par les autorités sanitaire, comme une viande saine. Seuls quelques morceaux pouvant être contaminés, quelques abats, ont été considérés comme morceaux à risque et éliminés par la voie de la destruction. Mais les autres déchets carnés peuvent être considérés comme des morceaux nobles et être recyclés dans l'alimentation des poulets et des cochons à partir du moment où, du point de vue sanitaire, on peut les reconnaître comme des déchets carnés sains.

Il est vrai que ce n'est pas le cas maintenant, mais, pour le groupe écologiste, il est clair qu'à partir du moment où la sécurité sanitaire est assurée en ce qui concerne les déchets carnés, et qu'on peut les qualifier de sains, nous souhaitons qu'ils puissent retourner dans l'alimentation des cochons et de la volaille. Mais en attendant, dans cette situation de [PAGE 734] crise, l'autorité fédérale doit prendre à sa charge entièrement les coûts supplémentaires de destruction de ces déchets.