Parmelin Guy · Bundesrat · 2018-05-31
Parmelin Guy · Bundesrat · Waadt · 2018-05-31
Wortprotokoll
Le Conseil fédéral se rallie à la proposition de la commission. Cela me permet de répondre à des interventions qui ont été faites lors du débat d'entrée en matière.
Pour ce qui concerne l'immobilier, Monsieur le conseiller aux Etats Hêche, vous avez parlé des différentes visites effectuées, de vos inquiétudes et de votre souhait que les entreprises de la région puissent toujours participer aux chantiers de construction ou d'assainissement des infrastructures militaires. La seule réponse que je peux vous faire et qui est correcte, c'est que nous nous en tenons aux règles légales. Parfois, nous devons tenir compte du critère d'ouverture à la concurrence. Si, en nous en tenant aux prescriptions légales, nous pouvons faire travailler les entreprises locales, cela ne pose aucun problème. Mais Armasuisse Immobilier applique les prescriptions légales et ne peut malheureusement parfois pas y déroger. Je reviendrai plus tard sur l'aspect désaffectation de bâtiments. Vous êtes intervenu sur ce sujet lors de la dernière discussion.
J'aimerais encore répondre à Monsieur le conseiller aux Etats Minder. Monsieur Minder, vous avez exprimé des doutes et formulé des critiques, assez dures d'ailleurs, concernant Wangen an der Aare et la manière, si j'ai bien compris, dont nous gérons certains projets et surtout l'immobilier. A Wangen an der Aare, une seule compagnie peut actuellement être hébergée à la fois. De nombreuses activités de maintenance doivent être effectuées. Nous devons en outre construire un nouveau bâtiment pour le centre médical régional afin de respecter certaines normes concernant les soins. Sur le plan général, selon le concept de stationnement de l'armée et vu le regroupement sur certains sites, nous sommes conscients - et vous avez relevé un point important - des besoins financiers en la matière. L'armée et le département doivent être particulièrement attentifs afin de pouvoir s'en tenir au cadre qui est fixé.
Vous avez raison, c'est un défi. Nous allons, ces prochaines années, devoir dégager des priorités, revoir le concept de stationnement, abandonner carrément certains secteurs, si nous voulons pouvoir nous concentrer et être efficaces dans certains domaines.
Dans le cadre des assainissements, je relève aussi que nous sommes soumis à certaines normes qui ont été approuvées par le Parlement, en particulier. Songez, par exemple, à toutes les prescriptions concernant les aspects énergétiques. Ces normes renchérissent, qu'on le veuille ou non, les coûts de construction, voire d'entretien. Nous sommes liés aussi par des contraintes légales, et nous ne pouvons pas faire simplement comme nous le voulons, en disant que nous construisons pour 10 à 15 ans de la manière la plus légère possible pour ensuite démolir le tout et le reconstruire. Il y a des aspects que nous devons évaluer. Mais j'ai pris acte de votre critique; les responsables d'Armasuisse Immobilier en sont parfaitement conscients; nous avons régulièrement des discussions au sein du département pour tenter d'améliorer ce qui peut l'être sur ce plan.
Voilà ce que je voulais vous dire en complément. Nous nous rallions à la proposition de la commission. Je pense que c'est la visite, Monsieur le président de la commission, qui a montré que les travaux étaient assez avancés et que la réserve qui est prévue par les prescriptions légales ne se justifiait plus à un niveau aussi élevé.