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Brélaz Daniel · Nationalrat · 2018-05-31

Brélaz Daniel · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion · 2018-05-31

Wortprotokoll

Je vais essentiellement essayer de jouer, au nom du groupe des Verts, qui est bien sûr satisfait du résultat final, à l'analyste financier. D'abord, je me permets, comme une partie de la commission, de m'étonner de ce que le Contrôle fédéral des finances a remarqué, à savoir un certain nombre d'erreurs dans les comptes, y compris dans des secteurs où plusieurs réviseurs avaient déjà déployé leur génie. Cela signifie, malheureusement, que les personnes en question avaient plus l'esprit de routine que l'esprit de contrôle, et nous espérons bien sûr qu'à l'avenir, ce genre d'événements ne se reproduise pas. A leur décharge, il y a eu beaucoup de changements de méthode comptable à l'occasion du traitement de ce budget et de ces comptes. Cela peut atténuer le reproche, mais pas l'exclure.

Si l'on revient aux résultats qui n'ont pas encore été mis en évidence et qui ont été révélés par les comptes 2017, il y a lieu de faire plusieurs remarques de fond. Tout d'abord, avec une présentation plus réaliste qu'auparavant, le capital propre est passé d'un montant négatif de 20 milliards à un bilan positif de 8 milliards de francs, pour atteindre, selon le résultat 2017, probablement 21 milliards de francs, puisqu'il y a encore des corrections à faire et que pour le moment on a le chiffre positif de 21,4 milliards de francs. C'est donc une vision très différente de celle que nous avions il y a encore une année.

L'endettement par rapport au PIB a failli passer en dessous de 10 pour cent: on est à 10,2 pour cent. Il y a peu de pays au monde qui ont ce genre de résultat. L'excédent du bilan, autre indicateur économique jugé très important, passe à 14 milliards de francs environ, sous réserve des nuances liées aux erreurs dans les comptes dont on a déjà parlé.

Quant à la dette, certes la dette brute remonte de 104 à 105 milliards de francs en raison des changements de méthode comptable, mais la dette nette, qui est un indicateur international plus sérieux, recule de 76 à 68 milliards de francs. Tout cela veut dire que notre pays va bien, n'en déplaise à certains qui émettent des dogmes assez particuliers lors de chaque examen du budget, en disant que la catastrophe est déjà arrivée et qu'il s'agit juste de la limiter - on a vu cela lors du traitement du dernier budget au cours duquel 80 propositions de minorité, grosso modo, dont 60 prévoyaient des coupes, ont été déposées. Ces gens doivent considérer la situation économique réelle de notre pays - c'est clair qu'il faut toujours être prudent, mais leurs propos restent néanmoins de l'agitation politique.

Notre pays peut se permettre maintenant un certain nombre de réformes. Il faudra bien faire quelque chose autour du Projet fiscal 17, quelle que soit la forme. On verra ce que fera le Conseil des Etats. Il sera probablement nécessaire de faire également quelque chose pour les familles, comme cela a été promis plusieurs fois.

Mais, pour autant, cela ne doit pas ouvrir la porte à tout et à n'importe quoi, comme certains ont envie de le faire au niveau du droit de timbre. Les réserves sont importantes, et notre pays va bien, mais elles ne sont pas infinies. Il y a quand même un certain nombre de domaines qui mériteraient de légères augmentations de crédits plutôt que de privilégier systématiquement les banquiers et les assureurs.