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Fridez Pierre-Alain · Nationalrat · 2018-11-29

Fridez Pierre-Alain · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2018-11-29

Wortprotokoll

Ma minorité propose d'en rester à la première décision du Conseil des Etats, soit à une réduction de moitié du crédit destiné à l'habillement et à l'équipement modulaires, car notre réflexion reste la même qu'en première lecture.

Premièrement, il n'y a pas d'ennemi identifiable en vue pour notre pays. Ensuite, le Parti socialiste pense que la dotation de l'armée prévue dans le cadre du projet DEVA est trop importante. Pour nous, un effectif de 60[NB]000 hommes serait suffisant, au lieu de l'effectif prévu de respectivement 100[NB]000 et 140[NB]000 hommes avec la réserve. Par ailleurs, face aux vrais dangers qui menacent le pays, notamment le terrorisme, ce n'est pas l'armée qui est en première ligne, mais les policiers; or, il nous en manque plusieurs milliers. Pour y remédier, il faut des moyens. Enfin, le risque existe que les gilets de protection, vu leur surnombre, se retrouvent stockés dans des hangars, ce qui serait coûteux et inutile.

La Société suisse des officiers a pris position sur le sujet. Elle considère que tous les membres des forces armées en mission - je dis bien en mission - doivent être équipés de gilets de protection. La mission suggère que l'on fasse face à un ennemi potentiel.

Il faut le répéter ici: ces gilets ne constituent pas une composante de l'équipement individuel et ne sont distribués à la troupe qu'en cas d'engagement. D'ailleurs, la Société suisse des officiers rejoint la position défendue par la minorité I (Gmür Alois) et demande de s'en tenir à la dernière décision du Conseil des Etats et de renoncer à une réserve de 15[NB]000 équipements.

En cas de mobilisation urgente, on parle d'appeler 35[NB]000 hommes. Avec la décision prise par le Conseil des Etats, en première lecture, on disposerait d'au moins 50[NB]000 gilets. Comme il a été dit précédemment, tout le monde ne serait pas en première ligne ou une cible potentielle.

Je vous propose d'en rester à la sage décision initiale du Conseil des Etats qui permettrait, de notre point de vue, de disposer d'un nombre suffisant de gilets pour la protection de nos soldats véritablement mis en situation de risque. Merci de suivre ma proposition de minorité.