Brélaz Daniel · Nationalrat · 2018-11-29
Brélaz Daniel · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion · 2018-11-29
Wortprotokoll
Dans ce dernier bloc, nous avons les habituelles redites, qui reviennent chaque année - je ne vais pas les commenter longuement: il s'agit en l'occurrence de la minorité Nicolet et de la minorité Bigler concernant le Contrôle fédéral des finances.
Comme les autres années, ces "coupe-coupe", comme on les appelle - en tout cas moi - ne méritent pas d'être faites. C'est juste le faire pour embêter un peu l'office en question, pour montrer la sympathie que l'on a pour lui, ou encore pour montrer qu'on a coupé quelque part.
Je vais me concentrer sur les deux propositions les plus importantes du bloc, et sur leur signification. La première concerne tout le secteur du service civil. Et là, je vous encourage clairement à accepter la proposition de la minorité Weibel (position 735.A200.0001).
La proposition Frehner a été traitée en toute fin de séance de la Commission des finances. Puis - personnellement je ne sais pas pourquoi, mais ceux qui l'ont adoptée doivent le savoir -, ladite proposition a passé, par l'habituel score de 13 voix contre 12, sans véritable analyse des conséquences et du contexte.
Il y a des remises en question qui se font dans ce domaine. Il est parfaitement légitime pour le Conseil fédéral et pour le Parlement d'envisager des évolutions de la loi, même si je ne partage pas l'idée de ces évolutions. Mais, dans le cas présent, on met la charrue avant les boeufs, comme on dit dans le canton de Vaud, parce qu'on anticipe déjà les coupes alors qu'aucun élément du système n'a été changé. Evidemment, cela ne va pas! Ce n'est pas dans cet ordre qu'il faut faire les choses si on veut faire quelque chose dans ce domaine.
Sur le fond aussi bien que sur la forme, je vous encourage donc à accepter la proposition de la minorité Weibel et à renoncer à cette coupe d'un peu plus de 1 million de francs.
Beaucoup plus fondamental encore est le dernier point que nous allons traiter dans les votes, à savoir la proposition de la minorité Hadorn (position 810.A200.0001) concernant la biodiversité.
Je n'arrive pas à comprendre l'acharnement de certains milieux contre tout ce qui concerne la biodiversité. C'est le complément naturel d'une bonne exploitation du sol et des forêts dans notre pays. Que ce soit au niveau de l'agriculture ou au niveau de la sylviculture, si on fait n'importe quoi en matière de biodiversité, on aura ensuite des ennuis et cela coûtera très cher en termes de conséquences. En plus, la population est extrêmement attachée à ces évolutions, contrairement à la classe politique, qui a effectivement d'assez grosses hésitations parfois. Et puis, dans tout le débat que nous allons entreprendre sur le climat, la biodiversité est aussi un des outils qui peut aider, modestement certes, mais de manière réelle, à résoudre une petite partie du problème. [PAGE 1873]
Aller couper dans ces dépenses, c'est vraiment opter pour une politique arriérée et sans aucune réflexion sur ce que l'avenir nous réserve et sans aucune préoccupation pour ce que pense la population. Un montant de 7 millions de francs, c'est une grosse coupe.
Pour toutes ces raisons, nous vous encourageons très fermement, sur ce point, à rejeter la proposition qui a été acceptée par 12 voix contre 12 et 1 abstention avec la voix prépondérante du président, et qui va sûrement et simplement à l'encontre de tout bon sens.