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Comte Raphaël · Ständerat · 2019-03-07

Comte Raphaël · Ständerat · Neuenburg · FDP-Liberale Fraktion · 2019-03-07

Wortprotokoll

Vous ne serez pas étonnés si je joins ma voix à ce concert d'approbations auquel nous assistons ce matin, et j'aimerais adresser également mes remerciements au Conseil fédéral et à l'Office fédéral des transports.

Le message du Conseil fédéral est excellent et, derrière ce message, un travail extrêmement important a été accompli, un travail de bénédictin, puisque tous les projets ont été analysés de manière extrêmement approfondie, si bien qu'au final nous disposons d'une appréciation objective des différents projets. C'est essentiel, parce que nous avons sans doute tous, dans ce conseil, une appréciation subjective des projets. Certains projets nous tiennent sans doute plus à coeur - plus les projets sont proches de chez nous et plus nous y sommes bien évidemment attachés -, mais au-delà de cette appréciation subjective, nous devons bien sûr réfléchir de manière beaucoup plus objective et voir quels sont les intérêts de notre pays en général et quels sont les projets qui méritent d'être soutenus.

Le projet du Conseil fédéral est excellent, mais la commission a réussi à l'améliorer encore. Cela signifie qu'il y avait un potentiel d'amélioration. Nous avons, durant nos travaux, ajouté un certain nombre de projets, mais nous l'avons, là aussi, fait d'une manière extrêmement objective, puisque nous avons demandé des analyses à l'Office fédéral des transports et nous sommes appuyés sur les considérations de ce dernier. Nous n'avons donc pas décidé de faire plaisir à l'un ou l'autre des membres de la commission. Il y a, derrière les propositions de cette dernière, une solidité, une crédibilité, et c'est sans doute pour cela que presque toutes les propositions de la commission ont été adoptées à l'unanimité. Il existe donc un consensus extrêmement large derrière ces propositions.

La question que nous devons bien sûr nous poser est celle de savoir si nous avons les moyens financiers pour réaliser les différents projets. La réponse tient en trois lettres: oui. Oui, nous avons ces moyens financiers. La limite de 12 milliards de francs qui est proposée par le Conseil fédéral est de nature plus tactique que politique. Le Conseil fédéral est diablement intelligent et sait que pour des projets d'infrastructures d'une telle ampleur, il faut laisser une petite marge de manoeuvre au Parlement - on l'a vu par le passé. Et donc, il est tout à fait possible pour notre commission et pour notre conseil d'augmenter quelque peu l'enveloppe. Nous nous sommes assurés, en commission, que cette augmentation était possible et disposons donc, sur le plan financier, de toutes les garanties nécessaires.

Comme, je crois, il y a une approbation générale des propositions qui sont faites par le Conseil fédéral et par la commission, je me permettrai de jeter un regard sur les étapes suivantes, puisque, bien sûr, nous devons maintenant voter et réaliser l'étape d'aménagement 2035 - mais nous devons aussi préparer les étapes suivantes. A cet égard, le postulat CTT-CE 17.3262, "Croix fédérale de la mobilité et vision du réseau ferroviaire", est extrêmement important; cela a été mentionné, c'est en 2021 que nous aurons un rapport à ce sujet, enfin que vous aurez un rapport à ce sujet puisque je ne serai plus ici pour l'examiner. C'est bien évidemment un postulat très important puisqu'on y fait état d'une vision stratégique à long terme. C'est l'ossature de nos transports publics en Suisse qui est en jeu. Nous devons évidemment nous en préoccuper.

Mais il y a toute une série d'études qui sont extrêmement importantes. Nous avons reçu ce matin une liste, qui est je crois très longue, d'études qui seront menées. Je tiens à remercier le Conseil fédéral et l'Office fédéral des transports pour cette liste.

J'ai beaucoup apprécié l'intervention de notre collègue Géraldine Savary, qui était pleine de bon sens. Il y a peut-être 1 pour cent sur lequel je ne suis pas d'accord: c'est lorsqu'elle a dit qu'il n'y avait pas de moyens financiers mis à disposition pour les études au sujet de la ligne CFF entre Lausanne et Berne. Dans les propositions de la commission - c'est mon interprétation et je pense que le président de la commission pourra le confirmer -, ces études sont prévues. Elles figurent dans la notice qui nous a été remise ce matin par l'Office fédéral des transports. On y parle, pour la Suisse romande, très clairement de l'accélération des travaux et de l'extension de la capacité sur la ligne CFF Genève-Berne, c'est-à-dire sur une distance plus longue que Lausanne-Berne. L'Office fédéral des transports nous avait indiqué qu'il était important d'inclure dans les études le tronçon entre Genève et Lausanne. Il faut que les analyses portent sur la ligne entre Genève et Berne. Donc, pour ma part, je suis pleinement solidaire de cette revendication. Nous devons sortir de cette salle en ayant reçu la garantie que les études seront faites pour la ligne entre Genève et Berne.

Je suis persuadé que c'est ce que nous proposons au niveau de la commission. Je souhaiterais peut-être, pour que les choses soient claires, que Madame la conseillère fédérale Sommaruga puisse nous donner l'assurance d'un engagement à cet égard, que de sa voix rassurante elle puisse nous confirmer que ces études vont bien se faire, que la liste est parfaitement sérieuse. Madame la conseillère fédérale, votre parole a presque force de loi. Donc je souhaiterais entendre de votre part que ces études vont se faire et que nous recevrons cette garantie de votre part. Je le dis parce que c'est un sujet très sensible, notamment en Suisse romande, parce qu'il y a beaucoup de promesses, cela a été dit, qui ont été faites, notamment dans le cadre de Rail 2000 et ultérieurement. Nous devons véritablement recevoir cette garantie que, pour la Suisse romande, ces études seront faites. Donc j'écouterai avec beaucoup d'attention votre intervention pour m'assurer que cette garantie nous est bien donnée.

Pour le reste, je vous invite bien évidemment à entrer en matière.