Brélaz Daniel · Nationalrat · 2019-12-05
Brélaz Daniel · Nationalrat · Waadt · Grüne Fraktion · 2019-12-05
Wortprotokoll
Le bloc 4 porte sur des thèmes très divers, mais l'essentiel des questions qu'il soulève concernent de près ou de loin le personnel. C'est donc sur ces aspects que je vais me pencher.
On mène ici un certain nombre de débats rituels qui, lors de la dernière législature, ont marqué notre conseil, avec très souvent des majorités ou des minorités de hasard. Il y a aussi eu parfois des compromis finaux issus des discussions budgétaires, au sein du Conseil national et du Conseil des Etats, qui ont échoué pour les mêmes raisons. J'espère qu'avec la nouvelle composition du Parlement, ce problème deviendra moins aigu.
Le Conseil fédéral négocie lui-même avec les associations du personnel. Je ne pense pas, vu sa composition, qu'il soit particulièrement prompt à dilapider les deniers publics, ou alors ses membres ne sont pas vraiment fidèles aux milieux dont ils sont issus. Dans cette optique, il nous paraît un peu bizarre que, chaque fois qu'il se passe quelque chose, on veuille couper ici, ou là, ou ailleurs encore, ou de manière globale - ce sont en général des propositions déposées par le groupe UDC.
Bien sûr, nous n'entrons pas dans cette logique qui consiste à attribuer toujours plus de tâches à la Confédération, à accepter des motions qui demandent de faire des choses supplémentaires, tout en disant que l'intendance suivra et qu'il n'y aura jamais besoin d'une personne de plus. Cette logique est, disons-le, particulière, parce que, bien sûr, on peut parfois éliminer des tâches, mais alors il faut désigner lesquelles, et pas simplement dire: "Vous n'avez qu'à vous débrouiller."
Il faut également voir que d'autres aspects entourant les questions de personnel sont traités. Il y a ici, effectivement, une volonté de notre part d'éviter les coupes claires, mais il faut aussi se rendre compte qu'il y a d'autres manières de procéder. L'objectif fixé pour l'Office fédéral des constructions et de la logistique - la minorité Siegenthaler le combat - revient à dire qu'il faut que les bâtiments coûtent moins cher par mètre carré. Il y a plusieurs manières d'y parvenir. D'abord, concentrer beaucoup plus les gens: il y aura ainsi besoin de moins de surface pour le même personnel. Ensuite, ne pas être exemplaire en matière énergétique, en satisfaisant aux valeurs préconisées en fonction du minimum absolu - mais ce sont des gains qui sont annulés par les coûts énergétiques, qui ne figurent toutefois pas aux mêmes positions.
Ce sont de nouveau des espèces de voeux pieux avec des effets pervers; c'est pourquoi nous soutiendrons la proposition de la minorité Siegenthaler.
Enfin, il y a un autre problème. Il y a une année, des demandes justifiées du Contrôle fédéral des finances ont été refusées pour des raisons punitives. Le Contrôle fédéral des finances avait fait un rapport qui n'avait pas plu à une bonne partie du Parlement. On lui a enlevé 1,5 million de francs pour montrer qui était le chef.
La proposition de la minorité Gschwind soulève une problématique voisine. En effet - j'étais à la Commission des finances -, le motif principal pour accepter la proposition qui avait été faite par M. Vitali de couper et de compenser une bonne partie ne reposait pas, M. Gschwind, sur le fait qu'il y aurait des militaires en moins, mais visait à ce que nos amis du Service de renseignement de la Confédération comprennent qu'il fallait d'abord qu'ils fassent le ménage dans toutes les affaires de fiches, et qu'une fois qu'il n'y aurait plus aucun politicien, de près ou de loin, qui serait fiché, on pourrait commencer à discuter autrement. Evidemment, ce n'est pas eux qui paient les conséquences, et c'est donc un peu gênant. Je me suis laissé convaincre par l'argumentation qu'il fallait donner un exemple, mais je pense que c'est pour une année et qu'il faudra réfléchir un peu plus pour la suite, surtout si on devait encore donner des postes supplémentaires vu les besoins que ce service a.
Et puis, évidemment, il y a un besoin de quatre postes, Madame Mattea Meyer, et on nous dit qu'on va les trouver ailleurs, qu'il n'y a pas besoin de donner de l'argent, parce que cela se fera tout seul, comme d'habitude. Le groupe des Verts soutiendra la proposition de la minorité Meyer Mattea, qui est essentielle pour la lutte contre la pédocriminalité.