preparatory:AB 258343
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2020-03-09
Wortprotokoll
Madame la présidente, je réponds de manière groupée aux six questions.
Le Conseil fédéral prend l'expansion du coronavirus très au sérieux. Nous suivons de très près l'évolution de la situation. Nous la suivons d'ailleurs depuis l'apparition du virus en Chine au début de l'année. Le Conseil fédéral a été régulièrement informé de la situation. Nous réévaluons cette situation en continu. Nous restons en contact étroit avec les cantons, et je discute régulièrement de la situation avec les ministres de la santé des pays qui nous entourent.
Il suffit de regarder les derniers chiffres pour voir que le nombre d'infections augmente tous les jours. En Suisse, 374 personnes sont infectées. Deux personnes sont décédées des suites de l'infection. L'Office fédéral de la santé publique estime que le nombre de cas continuera d'augmenter.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, nous avons affaire à un virus qui est nouveau. Nous avons affaire à un virus qui est différent de celui de la grippe. Mais il faut aussi noter qu'il existe encore de nombreuses inconnues et incertitudes [PAGE 172] quant aux caractéristiques de ce virus et de la maladie qu'il provoque. Ce que nous savons, c'est que, comme dans le cas de la grippe saisonnière, le risque de développer des complications et de décès est plus élevé chez les personnes âgées et les personnes qui souffrent de maladies chroniques. Dans le cas du coronavirus, il faut savoir que la maladie est plus sévère pour les personnes âgées que ce n'est le cas pour la grippe. Ce sont donc ces personnes-là qu'il s'agit de protéger en priorité.
Une des grandes différences avec la grippe, c'est que pour la grippe saisonnière, les enfants représentent un groupe à risque, alors que dans le cas du coronavirus, les enfants ne semblent pas touchés, voire complètement ou presque complètement épargnés par ce virus, ce que nous continuons d'observer.
Nous savons également - et cela a été l'occasion de beaucoup d'échanges ces dernières semaines - que la transmission du coronavirus se fait principalement par contact étroit et prolongé, c'est-à-dire en se tenant pendant une certaine durée près de personnes infectées, donc de personnes qui ont généralement aussi des symptômes. De plus, nous savons que la transmission se fait essentiellement par de fines gouttelettes expulsées, par exemple lorsqu'on tousse ou qu'on éternue. Il faut néanmoins rappeler que la transmission se fait essentiellement par le contact avec les mains, et qu'elle a lieu dans le cadre familial, là où la distance entre les personnes est la moins importante.
In dieser Situation ist für den Bundesrat klar: Oberste Priorität haben die Sicherheit und Gesundheit der Bevölkerung. Deswegen hat der Bundesrat laufend Massnahmen ergriffen. Die Laborkapazitäten wurden erhöht und die Empfehlungen für die Bevölkerung im Rahmen der laufenden Kampagne stetig angepasst.
Wichtig ist die breit angelegte Kommunikationskampagne. Um die Hygiene- und Verhaltensregeln in der Bevölkerung bekannt zu machen, nutzt das BAG viele verschiedene Kanäle: Inserate in Zeitungen, Plakate, Fernsehen, Bildschirme in Apotheken und Drogerien, an Tankstellen, in Bussen und Postautos. Möglich ist, dass andere Kanäle wie Radio hinzukommen.
Eine einschneidende Massnahme ist sicherlich jene des Verbots von Grossveranstaltungen mit mehr als tausend Personen. Der Bundesrat hat diese Massnahme nach eingehender Diskussion und in enger Abstimmung mit den Kantonen beschlossen. Es ist eine wirksame Massnahme, denn bei Massenveranstaltungen kann es zu vielen Ansteckungen kommen, die später nicht mehr rückverfolgt werden können.
Veranstaltungen mit weniger als tausend Teilnehmenden liegen weiterhin in der Kompetenz der Kantone. Wir haben in unserer Verordnung verlangt, dass die Kantone mit den Veranstaltern zusammen eine Risikoabwägung machen. Um diese Beurteilung zu vereinheitlichen, wurden in Zusammenarbeit mit den Kantonen mögliche Kriterien für eine Risikobeurteilung definiert.
Mit weiteren Massnahmen im Bereich des "social distancing" sollen nun vor allem besonders gefährdete Personen geschützt werden. Noch einmal: Besonders gefährdet sind Personen ab 65 Jahren und Personen mit bestimmten Grunderkrankungen, insbesondere chronischen Atemwegserkrankungen, Bluthochdruck, Diabetes, geschwächtem Immunsystem, Herz-Kreislauf-Erkrankungen und Krebs. Bei diesen Personen besteht ein erhöhtes Risiko, dass die Krankheit schwer bzw. schwerer als bei den anderen Personen verläuft. Das Bundesamt für Gesundheit hat dazu in Absprache mit den Sozialpartnern Empfehlungen für die Arbeitswelt erlassen. So sollen zum Beispiel auch Arbeitnehmende Distanz halten, etwa durch räumliche Anpassungen oder Homeoffice. Wo das Distanzhalten betrieblich nicht möglich ist, sollen die Arbeitgeber prüfen, ob besonders gefährdete Personen dem Arbeitsplatz fernbleiben können. Der Bund als Arbeitgeber wird die Empfehlungen umsetzen.
Was dies für die Session bedeute, war auch eine Frage, die gestellt worden ist. Wir haben das mit der Verwaltungsdelegation heute Morgen ausführlich abgeklärt - das ist schon erwähnt worden. Die Empfehlungen, die für die ganze Schweiz, auch für die Unternehmungen, gelten, sind auch im Parlament umgesetzt worden. Die Zahl der Personen im Parlamentsgebäude wurde stark reduziert, und die vom BAG empfohlenen Hygienemassnahmen werden umgesetzt.
Der Bund arbeitet eng mit den Kantonen zusammen, das habe ich mehrmals betont. Denn die Kantone sind primär für die Gesundheitsversorgung in der Schweiz verantwortlich. Das Medizinalpersonal wird laufend mittels Empfehlungen des BAG in Absprache mit relevanten Akteuren wie den Kantonen und Fachgesellschaften informiert.
Bis jetzt - das ist auch eine Antwort auf eine Frage, die gestellt worden ist - ist genügend Personenschutzmaterial vorhanden. Die Bestände werden in nächster Zeit aufgestockt. Das Bundesamt für Bevölkerungsschutz kümmert sich zudem um die Verteilung von Masken via Kantone an Gesundheitsinstitutionen, deren Gesundheitspersonal mit besonders gefährdeten Personen in Kontakt kommt.
Nous évaluons également toutes les mesures susceptibles de freiner la propagation du virus et de protéger la population. Cela concerne bien sûr le comportement dans les transports publics. Une discussion qui a également été soulevée, et qui fait l'objet d'une question, est celle qui concerne la fermeture des frontières et l'interruption des liaisons ferroviaires. Ces mesures ne font pas partie des actions que le Conseil fédéral a retenues pour l'instant. Je dois vous dire aussi, à ce sujet, que la décision italienne de bloquer les frontières de la Lombardie et d'autres provinces ne change rien non plus sur ce point. Ainsi, les travailleurs frontaliers peuvent continuer de franchir la frontière dans les deux sens s'ils peuvent présenter un document attestant qu'ils ont une activité professionnelle.
Il est très important, dans ce cadre, pour le Conseil fédéral, que les mesures soient proportionnées, praticables et efficaces. Elles doivent aussi, bien sûr, être mise en oeuvre au bon moment. C'est le rôle même du Conseil fédéral que de prendre ces mesures en concertation avec l'Office fédéral de la santé publique. Nous le savons, le coronavirus ne s'arrête pas aux frontières. On remarque, d'ailleurs, que c'est dans les pays qui avaient bloqué les vols depuis la Chine qu'il est apparu en premier le plus fortement. Cela montre bien qu'il peut y avoir des mesures que l'on imagine comme des protections, mais qui sont de mauvaises protections. C'est la raison pour laquelle les mesures efficaces, au bon moment, sont la priorité pour nous, et c'est pourquoi nous évitons les mesures symboliques.
Le fait de fermer les frontières - il faut le voir, aussi - aurait un impact extrêmement dur sur la société et l'économie, notamment dans les régions frontalières. Il faut aussi rappeler que dans certaines régions, sans les frontaliers, de nombreux hôpitaux et le système de santé ne pourraient plus fonctionner normalement.
C'est la raison pour laquelle le Conseil fédéral mise sur la réduction des risques, notamment pour les personnes les plus vulnérables à une contamination par ce virus.
Je voudrais dire quelques mots sur le remboursement par les caisses-maladie. Avant cela, j'ajoute un mot sur ce que signifient les mesures que j'ai énumérées. Je vais essayer de vous l'expliquer de manière aussi claire que possible. Les mesures que nous avons prises pour les grandes manifestations, les mesures d'hygiène, les consignes de respecter une certaine distance entre les personnes, de ne plus se serrer la main et d'éviter les contacts, ont un but: freiner l'expansion du virus. Il s'agit de freiner l'expansion du virus avec un double objectif. Le premier est de protéger aussi efficacement que possible les personnes particulièrement vulnérables. Le deuxième objectif - si l'on regarde ce qui se passe dans le nord de l'Italie, on comprend ce que cela veut dire - est de protéger la capacité de nos institutions, en particulier celle de nos organismes sanitaires, à faire face au problème.
Si ces mesures sont à respecter, il faut le voir aussi comme un acte de solidarité envers toutes celles et tous ceux qui sont menacés dans notre pays, envers les personnes les plus fragiles dans notre pays. Prenez par exemple l'interdiction des manifestations qui regroupent plus de 1000 personnes. Nous allons tous voir très vite qu'évidemment les personnes qui se réunissent dans ces manifestations, dans les concerts de rock ou ailleurs, ne sont pas menacées personnellement [PAGE 173] par le virus. Elles développeront probablement la maladie et contracteront une affection qui ressemblera à une grippe. Par contre, ces personnes sont d'excellents vecteurs du virus. Si nous ne freinons pas cette évolution, ces personnes iront visiter leurs parents, leurs grands-parents, leurs arrière-grands-parents et leur transmettront le virus. Et là cela deviendrait très dangereux! C'est pour cela qu'il est question d'acte de solidarité. Le fait de ne pas se sentir personnellement menacé par le virus ne devrait pas inciter ou inviter à ne pas respecter les recommandations qui ont été présentées.
Il s'agit de protéger les personnes qui sont aujourd'hui malades. Il s'agit de protéger les personnes handicapées qui sont également particulièrement vulnérables dans le cas présent. Il s'agit de protéger les personnes âgées dans notre pays. Et c'est donc un acte de solidarité que de respecter les mesures qui ont été proposées.
Sur les caisses-maladie, depuis mercredi elles prennent en charge les frais liés au dépistage du coronavirus. Le Conseil fédéral - c'est une réponse à une question posée également - ne souhaite pas de libération de franchise pour ces tests. Nous sommes d'avis que cela ne péjore pas la lutte contre l'épidémie, parce que cette lutte passe effectivement surtout par des mesures de prévention, comme le respect des règles de conduite qui ont été communiquées. Le risque que certaines personnes, notamment les jeunes, renoncent à se faire dépister pour des questions de coûts est considéré comme faible.
J'aimerais en arriver à la conclusion. Le Conseil fédéral a pris les mesures qu'il estime être nécessaires pour protéger la santé de la population suisse et pour trouver la voie à suivre dans cette situation, la solution qui préserve les intérêts de la population et les intérêts du pays tout entier, en tenant compte aussi, évidemment, des intérêts de l'économie. Nous observons l'évolution de la situation avec attention. Nous prendrons des mesures complémentaires si nécessaire.
Um zum Schluss zu kommen: Das neuartige Virus stellt für unsere Gesellschaft eine grosse Herausforderung dar. Mit ähnlichen Situationen - das muss man hier auch sagen - waren wir in den letzten Jahrzehnten aber bereits mehrmals konfrontiert. Wir haben aus diesen Situationen gelernt und sind gut aufgestellt, um mit der neuen Epidemie umzugehen. Für die Koordination der Massnahmen auf Bundesebene ist der Bundesstab für Bevölkerungsschutz zuständig. Ich erhielt heute noch die Gelegenheit zu einem Besuch beim Bundesstab, um zu sehen, wie es funktioniert. Ich kann Ihnen sagen: Was ich gesehen habe, hat mir einen sehr positiven und einen sehr starken Eindruck gemacht. Ausserdem steht momentan die BAG-Taskforce im Einsatz. Auch diese leistet eine grosse Arbeit.
Gleichzeitig muss man auch sagen: Wir sind alle aufgefordert, unseren Beitrag zu leisten, um die Verbreitung des Virus einzudämmen, zu unserem eigenen Schutz und zum Schutz der anderen, insbesondere der besonders gefährdeten Personen.