Cassis Ignazio · Bundesrat · 2020-03-12
Cassis Ignazio · Bundesrat · Tessin · 2020-03-12
Wortprotokoll
Grazie per questa discussione larga che ha toccato molti aspetti, alcuni dei quali evidentemente non possono essere approfonditi in questo contesto. Il significato, il senso di un rapporto annuale è quello di dare una panoramica generale, senza poter rispondere ad ogni singolo elemento, ad ogni singola domanda.
Wir sind jetzt bei der dritten Ausgabe dieses aussenpolitischen Berichtes, mit der Bemühung, auf fünfzig Seiten das Wesentliche zu sagen, damit es auch gelesen wird; wir sind jetzt im dritten Jahr. Ich glaube, die beste Beschreibung dieser Bemühung ist die von Nationalrat Fischer, der gesagt hat, der aussenpolitische Bericht des Bundesrates gebe trotz seiner Kürze einen umfassenden Überblick über die Politik der Schweiz in der Welt. Besten Dank! Das ist genau das Ziel unseres Berichtes. In der Kürze liegt die Würze - genau das müssen wir sagen.
Merci aussi pour les réflexions critiques. Chaque réflexion critique nous aide à nous améliorer, chaque année. Je suis de l'avis que, cette année, nous avons encore fait un pas en avant en termes de méthode en vous écoutant dans les commissions et en assemblée plénière. Cela nous permet de corriger et d'améliorer le rapport.
Il s'agit d'un rapport qui expose les grandes lignes, mais sans refléter chaque détail de la politique extérieure. Cela ne vous empêche pas, si vous avez un intérêt à disposer d'informations détaillées au sujet de la politique extérieure, de vous rendre sur la page d'accueil de notre site Internet et de télécharger les rapports particuliers qui sont mentionnés dans les annexes du rapport de politique extérieure. N'ayez pas peur de lire d'autres rapports, nous en produisons plusieurs qui sont très détaillés, mais nous ne voulons justement pas nous perdre dans les détails.
J'en viens maintenant au contenu du rapport. La Suisse fait partie d'un monde fortement interconnecté. Le coronavirus nous le montre une fois de plus: qu'on le veuille ou non, qu'on le désire ou non, la globalisation nous concerne. Sans globalisation, nous n'aurions pas la prospérité que nous avons et, sans globalisation, nous n'aurions pas de pandémies, évidemment. Toute médaille a son revers et nous devons être prêts à prendre en considération les deux faces de celle-ci.
Si le rapport de politique extérieure analyse tout d'abord les évolutions mondiales, c'est parce que c'est dans cette évolution mondiale que s'inscrit la politique suisse à l'étranger. En 2019, qu'est-ce qui a caractérisé l'année? C'étaient surtout les mouvements de protestation sociale - pensez par exemple à Hong Kong, pensez au Chili; la transformation numérique, qui déstabilise la manière dont nous lisons la planète; le rôle croissant joué par les grandes puissances. A ce sujet, vous voyez que la force militaire devient la raison principale des rapports entre des grandes puissances - je pense aux Etats-Unis, évidemment, je pense à la Chine, à la Turquie, au Brésil, à l'Afrique du Sud, à l'Inde, etc. Donc, on voit que notre planète est caractérisée de plus en plus par la logique du pouvoir, au lieu de la logique du droit à laquelle tout pays de relativement petite ou modeste taille comme le nôtre est attaché.
En 2019, on a constaté un ralentissement de la mondialisation économique dans toute la planète, et la crise du coronavirus va la ralentir encore; on verra bien de combien une fois que l'épidémie sera passée.
Des mouvements de protestation ont donc marqué cette année, notamment dans le monde arabe, l'Amérique latine, la Chine, tout comme dans de nombreuses démocraties occidentales. Dans cet environnement, la confiance des citoyens suisses dans les institutions politiques est restée très élevée, et le Conseil fédéral a comme but de maintenir cette confiance, en ancrant aussi davantage la politique extérieure dans la politique intérieure.
Voici trois exemples de cet ancrage en 2019. Pensez par exemple au rapport sur le "droit souple", ou "soft law", qui concerne la question de la participation du Parlement à la politique extérieure. C'est un ancrage de la politique extérieure dans la politique intérieure. Pensez à la large consultation qui a été faite en Suisse entre janvier et avril de l'année dernière sur l'accord-cadre institutionnel entre la Suisse et l'Union européenne; cela a véritablement constitué une large [PAGE 330] discussion, qui a caractérisé cet ancrage de la politique extérieure dans la politique intérieure. Pensez aussi au fait que, pour la première fois dans l'histoire suisse, nous avons lancé l'année dernière une consultation sur la stratégie de coopération internationale. On ne l'avait jamais fait auparavant. On voulait justement lancer ce type de discussion dans la population.
Le Rapport de politique extérieure 2019 montre que la priorité numéro un reste la politique européenne. La structure du rapport sur la politique extérieure s'oriente donc sur les priorités dont nous avons décidé dans la Stratégie de politique extérieure 2016-2019. La question européenne est restée le thème central en 2019. Depuis l'été 2019, le Conseil fédéral a mis l'accent sur les travaux internes en vue de définir, en étroite collaboration avec les partenaires sociaux et les cantons, une position largement soutenue sur les trois points ouverts que vous connaissez parfaitement. Dans la coopération avec les Etats voisins, des progrès ont été réalisés dans des dossiers en suspens; d'autres progrès n'ont pas été réalisés comme nous le voulions.
Pensando all'Italia penso a due cose: da un lato siamo riusciti a fare un passo importante nella questione che tocca l'enclave italiana in Svizzera di Campione, dove con uno scambio di note a fine 2019 abbiamo sistemato parecchi problemi. Ma dall'altro lato non siamo riusciti a concludere l'accordo bilaterale sulla fiscalità dei frontalieri che è stato siglato, parafato nel dicembre 2015. Un accordo quindi che ancora giace nei cassetti e che non avanza, malgrado fosse tra gli obiettivi da raggiungere.
Was unsere Beziehungen mit Deutschland betrifft, so würde ich sagen: Das, was wir nicht erreicht haben, ist eine Lösung in Sachen Flughafen Zürich. Dieses Thema bleibt ein Dauerbrenner in unseren bilateralen Beziehungen.
En ce qui concerne nos relations avec la France, on a réussi, en 2017, à résoudre le problème de l'aéroport de Bâle-Mulhouse en concluant un accord. Mais maintenant se pose la question des eaux du Rhône, et il y a un autre problème en lien avec l'aéroport de Bâle-Mulhouse qui concerne la question du droit du travail des employés de l'aéroport.
Donc, vous le voyez, il y a un peu partout des sujets à traiter. Parfois, ce sont des sujets spécifiques qui doivent être résolus dans nos relations bilatérales.
Der zweite Schwerpunkt des Berichtes betrifft die Beziehungen zu den globalen Partnern. Ich habe es Ihnen gesagt: Machtpolitik und Rivalität zwischen Grossmächten charakterisieren nun die Welt. Der Bundesrat hat auf diesen Trend reagiert und legt ein besonderes Augenmerk auf folgende acht aussereuropäische Schwerpunktländer: Brasilien, China, Indien, Japan, Russland, Südafrika, Türkei und die USA. Mit diesen Staaten fanden 2019 regelmässige Treffen auf[NB]höchster politischer Ebene statt, so präsidiale Besuche in Washington, Peking und Moskau und ministerielle Besuche seitens praktisch aller Departemente. Gleichzeitig setzte sich die Schweiz für einen wirksamen Multilateralismus ein. Sie unterstützte deswegen insbesondere die von UNO-Generalsekretär Guterres lancierte Reformagenda der UNO, die das Ziel hat, die UNO-Organisation fit für das 21. Jahrhundert zu machen.
Der dritte Schwerpunkt sind Frieden und Sicherheit. Hier bilden die guten Dienste den Hauptteil des Kapitels. Diese waren auch im letzten Jahr stark gefragt. Wir übernahmen ein neues Schutzmachtmandat für den Iran in Kanada und ein neues Schutzmachtmandat für die USA in Venezuela, das zwar formell noch von Caracas bestätigt werden muss, aber de facto bereits vor allem konsularische Dienstleistungen ermöglicht.
2019 unterstützte die Schweiz fast zwanzig Friedensprozesse. Das beste Resultat konnten wir am 6. August 2019 in Mosambik erzielen, wo dank Schweizer Mediation nach über dreissig Jahren Krieg ein Friedensvertrag unterzeichnet werden konnte. Auch die Menschenrechte blieben ein zentrales Thema. Die Schweiz gehört zu den wenigen Ländern, die z. B. die politischen Dialoge mit China, Russland und der Türkei nutzen, um Fragen der Menschenrechte und der Rechtsstaatlichkeit anzusprechen.
Der vierte Schwerpunkt im Bericht betrifft Wohlstand und Nachhaltigkeit. Die Ergebnisse der Peer Review der OECD 2019 zeigen: Die Schweiz bleibt eine starke und verlässliche Entwicklungspartnerin. Wir haben letztes Jahr unseren Einsatz für eine nachhaltige Entwicklung fortgesetzt und ein hohes humanitäres Engagement beibehalten. Denken Sie beispielsweise an Syrien, wo die Schweizer Bevölkerung inzwischen mehr als eine halbe Milliarde Franken für humanitäre Hilfe investiert hat, oder denken Sie an die Ukraine, wo wir sehr stark aktiv sind, vor allem bei der Unterstützung der OSZE.
Parallel setzte sich die Schweiz ein für gemeinsame Regelungsstandards auf multilateraler Ebene in den Bereichen Wirtschaft - denken Sie an die WTO und die[NB]Schiedsgerichtskrise in Genf -, Finanzen, Umwelt und Digitalisierung. Dank langjährigen diplomatischen Bemühungen wurde die Schweiz 2020 von Saudi-Arabien erstmals an alle Arbeiten der G-20 eingeladen. Wir sind also zum ersten Mal in der Schweizer Geschichte bei allen Tracks der G-20 dabei. Jeder Bundesrat hat mindestens ein Treffen[NB]diesbezüglich. Das ist auch etwas Neues für den Bundesrat, in diesem "Club", wenn ich das Wort[NB]benützen darf, mitzuwirken, "decision shaping" zu machen, unsere Überlegungen anzustellen.
Mit der Stiftung "Geneva Science and Diplomacy Anticipator" will die Schweiz Lösungen zur besseren multilateralen Gouvernanz und neue Technologien entwickeln, damit Genf sich als internationaler Hub der digitalen Gouvernanz im neuen Jahrhundert positioniert.
Es folgt ein Kapitel zu den konsularischen Dienstleistungen. Mir liegen die konsularischen Dienstleistungen immer am Herzen. Sie sind die Visitenkarte für die meisten Bürgerinnen und Bürger der Schweiz. Es handelt sich um eine sehr wichtige Säule der schweizerischen Aussenpolitik. Knapp 800[NB]000 Schweizerinnen und Schweizer leben im Ausland, für sie stellen diese Dienstleistungen die Schweiz dar. Dann haben wir fast 17 Millionen Auslandsreisen pro Jahr. Die Schweiz ist ein reisefreudiges Land; es wird fast 2,5-mal mehr gereist als im EU-Durchschnitt. Dies bedingt, dass wir überall in der Welt sehr gute Dienstleistungen erbringen für unsere Mitbürger, die auf Reisen Probleme erleben oder sonst Schwierigkeiten haben. Bei der aktuellen Corona-Krise sehen wir, wie wichtig die konsularischen Dienstleistungen und das globale Krisenmanagementzentrum des EDA sind. Unsere Mitarbeiter arbeiten im Krisenmanagementzentrum immer - und derzeit noch mehr - rund um die Uhr, um Lösungen für betroffene Bürgerinnen und Bürger im Ausland zu haben.
In diesem letzten aussenpolitischen Bericht der Legislatur konnten wir 2019 im Hauptkapitel, im thematischen Kapitel, die Bilanz der Aussenpolitischen Strategie 2016-2019 ziehen. Diese geleistete Arbeit dient auch als Ausgangslage für die Erarbeitung der neuen aussenpolitischen Strategie, die wir hier als nächstes Thema behandeln werden. Die Bilanz zeigt insgesamt ein positives Ergebnis. Schattenzonen[NB]fehlen aber nicht, ich habe sie vor wenigen Minuten namentlich genannt.
Eine Herausforderung - damit möchte ich zum Schluss kommen, das liegt mir noch sehr am Herzen -, die immer stärker in den Vordergrund tritt, ist die Kohärenz. Heute sind alle sieben Departemente von internationalen Entwicklungen betroffen. Alle Departemente machen deshalb auch Aussenpolitik. Mein Departement heisst Eidgenössisches Departement für auswärtige Angelegenheiten, aber die Aussenpolitik ist gemäss Verfassung eine Sache des Gesamtbundesrates. Es war dem EDA sehr wichtig, dass genau diese Flughöhe erreicht werden konnte. Ich bin der Meinung - das werde ich Ihnen nachher sagen -, dass wir mit der neuen Strategie dieses Ziel erreicht haben. Das soll die[NB]Schweiz zu einer stärkeren Kohärenz der Aussenpolitik bringen, und dem EDA kommt somit eine stärkere Koordinationsrolle zu - eine anspruchsvolle Rolle. Sie wissen es, eine kohärente und glaubwürdige Aussenpolitik bleibt das Ziel des Gesamtbundesrates.
Wir wollen auch noch stärker als bisher alle relevanten Akteure in die Ausgestaltung der Aussenpolitik mit einbeziehen. Diesen Leitgedanken werde ich beim nächsten Geschäft, der neuen Aussenpolitischen Strategie 2020-2023, wieder aufnehmen. [PAGE 331]