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Cassis Ignazio · Bundesrat · 2020-03-12

Cassis Ignazio · Bundesrat · Tessin · 2020-03-12

Wortprotokoll

Permettez-moi tout d'abord de résumer brièvement les étapes de ce long chemin, à commencer par la décision démocratique du peuple suisse d'adhérer aux Nations Unies après des décennies de discussions internes, ce qui montre bien la complexité et le caractère émotionnel du thème, parce que, comme souvent en politique, on a affaire à des buts conflictuels. [PAGE 346]

La décision d'adhérer aux Nations Unies a été prise en 2002. Déjà à ce moment, le Conseil fédéral avait indiqué qu'une participation pleine et entière de la Suisse à l'ONU comportait également la possibilité de siéger au Conseil de sécurité. La décision de briguer un siège au Conseil de sécurité marque l'aboutissement d'un processus de consultation mené sur plusieurs années, à partir de 2007, des deux Commissions de politique extérieure ainsi que des Commissions des finances. Au terme de ce vaste processus, des majorités claires se sont dégagées en faveur du projet dans les deux Commissions de politique extérieure.

C'est sur la base de cette consultation que le Conseil fédéral a pris la décision, en 2011, il y a neuf ans déjà, de soumettre la candidature de la Suisse à un siège non permanent en 2023/24.

Enfin, le Conseil fédéral a pris acte en fin d'année 2018 de l'avancement des travaux et, par la suite, a discuté avec les deux Commissions de politique extérieure, les partis et les cantons de l'état de la mise en oeuvre de cette candidature. A cette occasion, une fois de plus, le Conseil fédéral a reconfirmé son plein soutien à la candidature; le Parlement et les cantons ont aussi confirmé leur soutien à la candidature, en majorité. En janvier de cette année, le Conseil fédéral a adopté la Stratégie de politique extérieure 2020-2023 - on vient de la discuter ensemble. La candidature et le mandat prévu au Conseil de sécurité figurent, au chapitre "Paix et sécurité", comme mesure ou comme but à atteindre au cours de cette législature.

Au fil des années, cette candidature a également fait l'objet de plusieurs interventions parlementaires et le Parlement a toujours soutenu la position du Conseil fédéral, la dernière fois en 2016 dans le cadre d'une motion presque identique à celle déposée par l'UDC que vous traitez aujourd'hui.

Der Bundesrat und das Parlament haben sich also wiederholt und seriös mit der Kandidatur befasst. Das Fazit blieb stets dasselbe: Die Kandidatur ist im Interesse der Schweiz - auch in der heutigen geopolitischen Lage. Dafür gibt es drei Gründe:

Erstens ist die Kandidatur ein wichtiges Instrument zur Förderung unserer aussenpolitischen Interessen und Prioritäten. Zweitens ist die Kandidatur im Einklang mit unseren guten Diensten; Staaten wie der Schweiz, die Brücken zwischen verschiedenen Lagern bauen können, kommt im Sicherheitsrat eine wichtige Rolle zu, heute mehr denn je. Drittens fördert die Kandidatur die Mitbestimmung und die Standortförderung für das internationale Genf. Im Sicherheitsrat können wir direkten Einfluss auf die inhaltliche Ausrichtung und die effiziente Mittelverteilung der UNO nehmen; wir wollen diese UNO-Reformen ja auch unterstützen.

Lassen Sie mich zum Schluss sagen: Der Sicherheitsrat ist gewiss nicht perfekt. Er hat manchmal Mühe, eine gemeinsame Linie zu finden, vor allem, wenn die Interessen der Grossmächte kollidieren. Das haben wir vorhin bei der aussenpolitischen Strategie zur Genüge diskutiert. Dennoch: Der Rat leistet in vielen Krisenherden einen wichtigen Beitrag zur Konfliktprävention. Er sichert mit derzeit dreizehn Blauhelm-Missionen den Frieden. Er setzt sich dafür ein, dass schwere Verletzungen des Völkerrechts nicht unbeantwortet bleiben. Ohne Sicherheitsrat gäbe es noch weit mehr unilaterale Aktionen und im Ergebnis weniger Sicherheit, auch weniger Sicherheit für die Schweiz.

Die Schweiz kandidiert für einen von insgesamt zwei Sitzen, die für die westlichen Staaten reserviert sind. Der momentan einzige Mitkandidat ist Malta, dessen Wahlchancen gross sind. Die Wahlen finden im Juni 2022 in New York statt. Dank ihrem angesehenen Profil in der UNO hat die Schweiz gute Chancen, gewählt zu werden. Die Kandidatur wird Anfang Juli in New York formalisiert.

Der Bundesrat empfiehlt Ihnen deswegen, diese Motion abzulehnen.