Maillard Pierre-Yves · Nationalrat · 2020-06-02
Maillard Pierre-Yves · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2020-06-02
Wortprotokoll
Le groupe socialiste vous invite à suivre à cet article la majorité de la commission, qui propose de ne maintenir qu'une seule divergence consistant à ramener le montant maximum de la prestation transitoire à un taux unique de 2,25 fois le montant destiné à la couverture des besoins vitaux.
Le groupe socialiste s'est rallié à la solution de la majorité dans un esprit de compromis. Nous pensons que c'est le seul pas qu'il est encore possible de faire dans le sens du Conseil des Etats. Nous avons l'impression qu'après de longs et intenses débats, nous avons ainsi trouvé une solution qui permettrait au Conseil des Etats de se rallier à notre décision. C'est la raison pour laquelle le groupe socialiste vous invite à soutenir la majorité.
Nous sommes tout à fait heureux que ce projet puisse trouver maintenant des majorités, des majorités claires. La population qui est en difficulté aujourd'hui attend des réponses concrètes du monde politique. Ces réponses concrètes ont été élaborées par les partenaires sociaux. Je rappelle que l'Union patronale suisse, l'Union suisse des arts et métiers, Travail Suisse, l'Union syndicale suisse, sous l'autorité du Conseil fédéral, ont élaboré un paquet de mesures pour les travailleuses et travailleurs âgés qui ont des difficultés sur le marché du travail. Des mesures permettent notamment de soutenir l'insertion dans le monde du travail. C'est ce que nous voulons tous en priorité, évidemment. C'est aussi ce que veulent les gens, mais nous devons reconnaître que pour une partie de ces personnes, une solution dans le monde du travail sera très difficile, particulièrement en ce moment. Imaginez quelqu'un qui a aujourd'hui 60 ans et qui est proche de la fin du chômage, qui va arriver en fin de droit dans les mois qui viennent: il est extrêmement difficile de retrouver du travail, particulièrement à cet âge.
La seule question qui se pose est la suivante: ne voulons-nous proposer à ces gens que l'aide sociale? Est-ce vraiment digne de proposer l'aide sociale à des gens qui ont travaillé 40 ou 45 ans, de leur dire qu'ils doivent prendre toute leur fortune, qu'ils doivent présenter un budget chaque mois, qu'ils doivent se soumettre à un contrôle de chaque dépense? Est-ce vraiment la réponse que nous voulons proposer à des gens qui ont travaillé 40 ou 45 ans et qui malheureusement n'arrivent pas à garder leur travail jusqu'à l'âge de l'AVS?
C'est la seule question qui compte, à laquelle les partenaires sociaux, les forces qui se sont organisées autour de ce paquet de mesures, répondent en disant qu'il faut trouver une autre solution.
Celle-ci est pragmatique et modérée. Je vous invite à la soutenir et à suivre la majorité de la commission.