Piller Carrard Valérie · Nationalrat · 2020-09-07
Piller Carrard Valérie · Nationalrat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2020-09-07
Wortprotokoll
Durant la période couverte par le message culture 2016-2020, la Collection suisse de la danse et la Collection suisse du théâtre ont fusionné, sur demande de l'Office fédéral de la culture, pour donner naissance à la Fondation SAPA. La Suisse dispose désormais d'une institution performante pour un champ englobant l'ensemble des arts de la scène. La fondation est devenue à [PAGE 1226] la fois un centre de compétences pour un domaine essentiel de l'héritage culturel suisse, un dépôt de collections précieuses et l'animatrice d'un réseau. Il convient d'assurer l'avenir de cette nouvelle entité, un avenir qui n'est pas garanti par ses ressources actuelles. C'est pourquoi je demande une augmentation du budget annuel de la fondation de 500[NB]000 francs.
En ce qui concerne le projet 12 relatif à Pro Helvetia, ma proposition vise une augmentation du plafond de dépenses de 6 millions de francs en faveur du jeu vidéo. Le programme "culture et économie" visait le développement de la nouvelle stratégie de Pro Helvetia pour l'encouragement au design et aux métiers interactifs. La fondation s'était engagée durant la période 2016-2020, dans la limite de ses ressources, à renforcer la collaboration entre les créateurs et créatrices de jeux vidéo, l'économie et l'innovation. L'analyse de ce point a été reconnue dans le présent message culture 2021-2024. Elle a démontré qu'un potentiel existe, que le travail fait par Pro Helvetia apporte une grande satisfaction et permet à ce domaine culturel et économique d'améliorer ses compétences, notamment dans le démarchage auprès d'instances internationales.
Le potentiel du jeu vidéo en Suisse est reconnu, notamment par sa proximité avec les formations en art et en design et les formations techniques. Il faudrait donc que ce potentiel soit pleinement exploité à travers une véritable politique d'encouragement visant à combler les lacunes existantes, et que cette politique d'encouragement soit reconnue dans le cadre du message du Conseil fédéral, notamment sur la base du postulat de notre ancienne collègue Jacqueline Fehr. Il était clairement indiqué dans ce postulat qu'une des faiblesses reconnues du secteur est la difficulté pour les créateurs et les créatrices, de vivre des revenus des jeux vidéo et donc la nécessité qu'ils ont de tirer leurs revenus principaux d'activités annexes. Il s'agit de faciliter pour les développeurs suisses l'accès aux marchés internationaux, ce qui passe par l'amélioration de leurs compétences entrepreneuriales et le resserrement des liens avec les personnes et organisations qui attestent de ces compétences.
L'augmentation de 1,5 million de francs visée par la proposition est d'autant plus justifié que la Suisse ne fait plus partie du programme "Europe créative", ce qui met les développeurs dans une situation délicate puisqu'ils ne peuvent plus toucher d'aides européennes. C'est ainsi tout un pan de l'économie culturelle qui est pénalisé.
Le marché du jeu vidéo, aujourd'hui, est plus important que ceux du cinéma et de la musique réunis. On parle de plus de 100 milliards de dollars que générerait cette industrie, une industrie dans laquelle la Suisse a les moyens de tirer son épingle du jeu.
Vu tous ces éléments, je vous invite à soutenir ces propositions de minorité.