Béguelin Michel · Ständerat · 2002-09-16
Béguelin Michel · Ständerat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2002-09-16
Wortprotokoll
Un montant de 674 millions de francs est donc prévu pour les dépenses d'armement en 2003, c'est-à-dire près de 300 millions de francs de moins que pour le programme annuel précédent. Ce montant correspond ainsi à celui que nous proposions l'année passée. C'est aussi le montant le plus faible jamais enregistré ces 20 dernières années.
Ainsi, à mes yeux, ce programme est raisonnable, adapté à une armée de milice à effectif réduit. De plus, le renoncement à la deuxième tranche de la commande de chars de [PAGE 563] grenadiers, même si ce renoncement n'est pas officiel et définitif, me paraît également raisonnable. Je constate avec satisfaction que la Commission des finances se félicite aussi de ce renoncement.
A propos des chars de grenadiers CV90, nous apprenons par la presse d'hier que ces engins, qu'on nous avait présentés comme étant à la pointe de la technologie, sont apparemment déjà dépassés dans deux domaines essentiels pour ces blindés qui s'appellent "Schützenpanzer": premièrement, la protection de l'équipage contre les mines; deuxièmement, la vitesse de déplacement. Pour ces deux aspects, ce modèle - commandé pour le prix, je le rappelle, de 990 millions de francs - dont les premiers exemplaires vont être livrés en octobre, a terminé bon dernier lors de tests comparatifs effectués en Allemagne. Ce n'est évidemment pas le moment aujourd'hui de débattre de ce problème, mais nous reparlerons certainement de ces chars de grenadiers.
Je reviens au programme d'armement 2002. En pleine cohérence avec l'objectif de réduction des dépenses militaires que nous préconisons avec constance - que je préconise aussi, bien sûr -, je ne m'opposerai pas au programme d'armement qui nous est soumis. Ce programme, en fait, constitue une transition vers "Armée XXI", avec un accent sur les transmissions.
Une précision s'impose ici. Avec l'aberration politique du frein à l'endettement, les décisions financières que nous prenons ici sont purement théoriques. Le Département fédéral des finances en fait ce qu'il veut en fonction des priorités qu'il définit lui-même. Pour moi, les priorités sont claires. Les investissements dans la formation, la recherche, la stabilité sociale du pays, les infrastructures de base, sont prioritaires pour le bien collectif par rapport au matériel militaire.
Le cas échéant, lors du débat sur le budget 2003, je me réserve la possibilité de faire des propositions dans ce sens.