Wehrli Laurent · Nationalrat · 2020-09-21
Wehrli Laurent · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2020-09-21
Wortprotokoll
Dans le cadre du traitement par nos chambres de la Stratégie de coopération internationale 2021-2024 que le Conseil fédéral nous présente sur proposition du conseiller fédéral Ignazio Cassis, en charge du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), il demeure une divergence entre le Conseil des Etats et notre conseil. Elle concerne l'article 2a nouveau qui avait été proposé par notre collègue Hans-Peter Portmann pour chacun des quatre arrêtés que nous discutons à ce stade. Le Conseil des Etats n'entend pas retenir cette formulation.
Tout en confirmant sa claire volonté de la bonne gestion des finances publiques fédérales, le groupe libéral-radical n'a pas souhaité poursuivre dans l'intégration de ce nouvel article, considérant l'importance de mettre sous toit cette nouvelle Stratégie de coopération internationale et aussi le fait que nous aurons toutes les occasions de suivre attentivement les aspects financiers au travers des budgets à venir. Le groupe libéral-radical s'abstiendra donc sur la minorité Büchel Roland, qui reprend la formulation de l'article 2a susmentionné. Le groupe soutiendra, in fine, la Stratégie de coopération internationale 2021-2024.
Pour mémoire, nous partageons et soutenons:
1.[NB]La mise en oeuvre proposée selon les trois instruments que sont l'aide humanitaire, la coopération au développement et la promotion de la paix.
2.[NB]Les engagements pris pour la défense de l'Etat de droit et la paix.
3.[NB]Les accents déclinés sur la création d'emplois décents, la lutte contre le changement climatique, une réduction des causes de la migration irrégulière et du déplacement forcé.
4.[NB]Les critères retenus des besoins des populations des pays en développement, des intérêts de la Suisse et de la valeur ajoutée des projets en comparaison internationale.
Cette stratégie est clairement volontariste et vise à fixer des objectifs précis pour l'aide humanitaire et la coopération au développement de la Suisse.
Les moyens financiers proposés sont en phase avec les orientations proposées. Certes, ces moyens n'atteignent pas encore totalement la cible de 0,5 pour cent du revenu national brut voulue par le Parlement en 2011, mais ils s'en approchent. Evidemment, les conséquences économiques de la pandémie du coronavirus auront certainement des [PAGE 1715] conséquences en la matière. Il s'agira d'y être particulièrement attentif ces prochains mois et années.
Le groupe libéral-radical partage également la focalisation d'action dans quatre régions prioritaires, en particulier l'Afrique, zone de proximité de la Suisse et de l'Europe. Comme déjà dit, nous tenons cependant au fait que ce qui a été investi en appuis humains et financiers dans d'autres régions devenues moins prioritaires ne soit pas pour autant abandonné.
La participation active de la Suisse à des programmes internationaux, par exemple du CICR ou de l'ONU, ainsi que la poursuite de certains programmes spécifiques du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche devraient permettre de continuer globalement nos actions précédentes dans ces zones et de poursuivre les objectifs fixés, certes de manière plus multilatérale et non plus complètement bilatérale.
Ces éléments feront l'objet de suivis et d'évaluations, notamment pour l'aide humanitaire, comme celle déployée ces dernières années à Haïti ou à Cuba, tout comme seront analysées, évaluées et suivies les collaborations plus intenses avec les milieux privés - ce que nous saluons.
En conclusion, nous vous engageons à ne pas soutenir la minorité Büchel Roland, ou à vous abstenir, et à soutenir la Stratégie de coopération internationale 2021-2024.